ABSTRACTS CANCER CLINIQUE
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 1 :
Titre : EUS-HGS après échec de l’ERCP dans l’obstruction biliaire distale maligne sans sténose duodénale : efficacité, sécurité, impact oncologique et perméabilité biliaire
Auteur(s) : F. Martini, J.P. Ratone, S. Hoibian, V. Garbay, A. Assaf, M. Beaussac, M. Poiraud, Y. Dahel, M. Giovannini, F. Caillol
Présentateur : Martini Francesco
Email : martinifrancesco319@gmail.com
Affiliation(s) : Institut Paoli-Calmettes, Marseille
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
Après échec de la cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (ERCP), le drainage biliaire sous échoendoscopie (EUS-BD) est recommandé lorsqu’une expertise locale est disponible. La littérature disponible est encore limitée à des séries hétérogènes, où les étiologies et niveaux d’obstruction sont agrégés ; aucune étude ne se concentre spécifiquement sur l’EUS-hépaticogastrostomie (HGS) pour les obstructions biliaires malignes distales (dMBO) après échec d’ERCP, en l’absence de sténose duodénale et avec papille en place.
Méthodes
Cohorte rétrospective monocentrique, consécutive (2011–2024). Les critères d’inclusion étaient une dMBO après échec d’ERCP, en l’absence de sténose duodénale connue. Les critères d’exclusion comprenaient tout envahissement duodénal avec ou sans sténose, une anatomie chirurgicalement altérée, ou un envahissement papillaire.
Les données recueillies étaient : le succès technique et clinique (J14) de l’EUS-HGS ; la morbidité (≤30 jours selon AGREE) et mortalité ; la perméabilité biliaire utilisant un modèle de Kaplan–Meier (KM) et un modèle à risques concurrents de Fine–Gray (décès comme risque concurrent) ; la reprise d’un traitement systémique a été évaluée à un jalon pré-spécifié de 61 jours, restreinte aux survivants, ; la survie globale estimée selon KM ; des analyses uni- et multivariées (logistique, Cox, Fine–Gray) ont été réalisées, incluant une régression de Firth pour la non-reprise à 61 jours. Analyse en cas complet (n = 50 pour le succès clinique), sans imputation. Logiciels R 4.3.2.
Résultats
Pendant la période d’étude, 769 EUS-HGS ont été réalisées dans le centre ; 51 patients répondaient aux critères d’inclusion. L’âge médian était de 78 ans (IQR 68–85) et 58 % étaient des femmes. L’étiologie sous-jacente était un adénocarcinome pancréatique (86 %), une tumeur ampullaire (6 %) et un cholangiocarcinome (6 %). La maladie était métastatique chez 48 % des patients au moment de la procédure.
EUS-HGS a privilégié la mise en place transhépatogastrique d’un SEMS partiellement couvert (PC) Niti-S GIOBOR (34/50, 68 %). Des montages combinés ont été utilisés selon la situation anatomique : PC-SEMS + SEMS totalement couvert (FC) interne (7/50, 14 %), PC-SEMS + stent plastique coaxial (5/50, 10 %), tandis que les FC-SEMS seuls (2/50, 4 %) ou FC-SEMS + plastique coaxial (2/50, 4 %) étaient plus rares.
Le succès technique a été obtenu chez 50/51 patients (98 %) et le succès clinique à J14 chez 46/50 (92 %).La bilirubine totale médiane diminuait de 15,4 mg/dL (IQR 8,7–21,9) à 2,3 mg/dL (IQR 1,1–4,6) à J14, correspondant à une réduction relative médiane de 80,8 % (intervalle médian entre dosages 12,5 jours). La durée médiane d’hospitalisation après HGS était de 3 jours (IQR 2–5).
La morbidité liée à la procédure (événements non fatals ≤30 jours) était de 8 % (4/50) : une cholangite traitée médicalement, une hémobilie légère, et deux dysfonctions de stent (migration et obstruction) traitées endoscopiquement. La mortalité à 30 jours était de 10 % (5/50), dont 4 % (2/50) liée à la procédure (dysfonctions de stent compliquées de cholangite) et 6 % (3/50) non liée. Les décès non liés étaient dus à une hémorragie digestive par érosion tumorale de l’artère gastroduodénale, une pancréatite aiguë sévère après échec d’ERCP, et un choc septique d’origine rénale sur envahissement tumoral de l’uretère. Les événements précoces globaux (morbidité + toutes mortalités ≤30 jours) atteignaient ainsi 18 % (9/50).
À 61 jours, 40/42 survivants avaient repris un traitement systémique (91 %), sans différence significative entre les sous-groupes (succès clinique, maladie métastatique au moment de la procédure, bilirubine initiale, classe de stent). La perméabilité biliaire selon KM était de 92 %, 76 % et 65 % à 30, 90 et 180 jours, respectivement, avec une médiane de 429 jours. En analyse de risques concurrents, l’incidence cumulée de dysfonction atteignait 8 %, 23 % et 35 % à 30, 90 et 180 jours, la majorité des patients étant décédés avant toute dysfonction (≈45 % à 180 jours). Quatre dysfonctions précoces (≤30 j : deux migrations, deux obstructions) ont été observées. Au total, 21/50 patients ont présenté une dysfonction, dont 17 tardives (>30 j), principalement par obstruction. Les modèles multivariés n’identifiaient pas de facteurs prédictifs indépendants du succès clinique, des événements précoces liés à l’EUS-HGS ni de la dysfonction, y compris après ajustement pour la classe de stent et la période de réalisation.
La survie médiane globale était de 283 jours, avec des probabilités de survie de 76 %, 60 % et 39 % à 90, 180 et 365 jours, respectivement, sans différence significative selon le statut métastatique.
Conclusion
Dans une cohorte homogène de patients en échec d’ERCP, sans envhaissement duodénale ni anatomie altérée, l’EUS-HGS a démontré une efficacité élevée (98 % de succès technique, 92 % de succès clinique), une sécurité acceptable (12 % d’événements liés à la procédure ≤30 jours) et une perméabilité biliaire durable (médiane de 429 jours). La reprise majoritaire d’un traitement systémique au jalon de 61 jours souligne la préservation du parcours oncologique. Ces résultats soutiennent, dans un centre expérimenté, une stratégie de sauvetage EUS-first après échec d’ERCP et justifient une validation prospective.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 2 :
Titre : Étude ANTIPANIC. Traitement ANTIthrombotique après une chirurgie PANcréatique avec résection vasculaire : Impact sur les Complications thrombotiques et hémorragiques postopératoires
Auteur(s) :
Alessio Marchetti*, Jonathan Garnier*, Zipeng Lu, Domenico Tamburrino, Poya Ghorbani, Daisuke Hahimoto, Matteo De Pastena, Raffaele Vincento De Rosa, Giampaolo Perri, Michele Pagnanelli, Elisa Bannone, Oskar Franklin, Carl-Stephan Leonhardt, Alessia Vallorani, Han Yan, Harish Lavu, Leyre Serrablo, Jianzhen Lin, Nicolò Pecorelli, Tommaso Dall’Olio, So Yamaki, Antonio Pea, Anaïs Palen, Ammar A. Jave
Présentateur :
Garnier Jonathan
Email :
garnierj@ipc.unicancer.fr
Affiliation(s) :
Département de chirurgie oncologique, Institut Paoli-Calmettes, Marseille
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
INTRODUCTION
La pancréatectomie avec reconstruction vasculaire est associée à un risque élevé de complications thromboemboliques et hémorragiques. En l’absence de consensus, l’étude ANTIPANIC analyse les pratiques antithrombotiques et leur impact sur ces complications.
MÉTHODES
Cohorte rétrospective internationale (17 centres, 3 continents, 2013–2024) incluant 1 952 patients opérés d’une pancréatectomie avec reconstruction veineuse et/ou artérielle. Les critères principaux étaient la thrombose de la reconstruction vasculaire (TRV) et l’hémorragie post-pancréatectomie cliniquement significative (grade B/C ISGPS, PPH) à 90 jours. Une analyse multivariée a évalué les facteurs associés et l’impact des stratégies antithrombotiques selon le profil de risque.
RÉSULTATS
Une TRV est survenue chez 148 patients (8%) et une PPH chez 211 (11%), associées à une mortalité à 90 jours de 18% et 21% respectivement. Les facteurs indépendants de TRV étaient la radiothérapie préopératoire (aOR 1,84), la reconstruction ISGPS type IV (aOR 2,18), les pertes sanguines et la durée opératoire. La fistule pancréatique constituait le principal facteur de PPH (aOR 5,39). Après reconstruction combinée, les taux de TRV et PPH atteignaient 21% et 31%. L’héparine non fractionnée (HNF) per-opératoire n’apportait aucun bénéfice antithrombotique mais majorait le risque hémorragique (OR 1,81–2,20). En postopératoire, l’HNF était associée à un risque accru de TRV et PPH comparativement à l’HBPM.
CONCLUSION
La pancréatectomie avec reconstruction vasculaire est grevée d’une morbidité thrombotique et hémorragique majeure. L’HNF n’apporte pas de bénéfice antithrombotique et aggrave le risque hémorragique, tandis que l’HBPM présente un profil bénéfice-risque plus favorable.Ces résultats plaident pour des stratégies antithrombotiques standardisées avec stratification individuelle du risque, dans des études prospectives et/ou randomisées.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 3 :
Titre : Evaluation of predictive factors of malignancy in intraductal papillary mucinous neoplasm of the pancreas and comparison to international guidelines
Auteur(s) : Fanny Roux, Rémy Fontanié, Jean-Baptiste Chevaux, Ahmet Ayav, Marie Muller, Astrée Lemore, Xavier Orry, Maximilien Barret, Victor Nardon, Marie François, Simon Bailly, Julie Leclerc, Marie Muller, Valérie Laurent, Gabriela Hossu, Marion Schaefer
Présentateur : ROUX Fanny
Email : rouxfanny26@gmail.com
Affiliation(s) : CHU Nancy
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction: International guidelines for the management of intraductal papillary mucinous neoplasms (IPMN) differ in their criteria for predicting malignancy and surgical indications. We aimed to evaluate predictive value of these risks factors in a tertiary center cohort and to assess the diagnostic yield of imaging modalities.
Methods: All consecutive patients who underwent surgical resection for IPMN between January 2014 and August 2025 were included.
Results: 125 patients underwent pancreatic surgery, 70% had malignant lesions and 30% had benign lesions. The most relevant predictors of malignancy were elevated CA 19-9 (sensitivity [Se] 41%, specificity [Sp ] 100%), obstructive jaundice (Se 19%, Sp 100%), nodule ≥ 5mm (Se 62%, Sp 73%), acute pancreatitis (Se 32%, Sp 78%), main pancreatic duct (MPD) ≥10mm (Se 33%, Sp 68%) and new onset-deterioration of diabetes (Se 20%, Sp 89 %) and suspicious cytology (Se 27% and Sp 97%). The 2024 international consensus demonstrated the best diagnostic performance (Se 84%, Sp 49%) whereas European guidelines favored surgery resulting in lower specificity (Se 99%, Sp 14%).
On imaging, CT, MRI and EUS showed comparable performances. For nodules ≥5 mm sensitivities were 44%, 39%, and 52% and specificities 62%, 59% and 54%, respectively. For MPD ≥ 10mm, sensitivity ranged from 26% to 39% and specificity from 76% to 78%. Thickened/enhancing cyst walls showed higher sensitivity (72%) but lower specificity (41%) on EUS.
Conclusions: Key predictors of malignancy include elevated CA19-9, diabetes, mural nodules, and MPD dilation. The 2024 International Consensus guidelines provided the best balance between sensitivity and specificity. Imaging modalities showed similar diagnostic performance, except for cyst wall assessment.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 4 :
Titre : Epidémiologie de l’adénocarcinome pancréatique en Auvergne Rhône-Alpes
Auteur(s) : MARION-AUDIBERT Anne-Marie, RASPADO Olivier, MEDINA Patricia, MAQUINGHEN Sylvie, FILLEY-BERNARD Sylvie, FERVERS Béatrice
Présentateur : MARION-AUDIBERT Anne-Marie
Email : doc.amma@wanadoo.fr
Affiliation(s) : Clinique du val d’ouest, 39 bis chemin de la Vernique, 69130 ECULLY
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
La prévalence de l’adénocarcinome pancréatique (ADKP) en France comme dans les autres pays industrialisés est en constante augmentation. Les facteurs de risque clairement identifiés sont le tabac, le diabète et le surpoids. D’autres signaux faibles, notamment environnementaux, sont en cours d’évaluation. L’objectif de notre étude était de préciser la prévalence de l’ADKP dans la région Auvergne Rhône-Alpes (ARA) ainsi que les caractéristiques environnementales des patients atteints.
Méthode : L’Observatoire Régional de la Santé Auvergne Rhône-Alpes (ORS) bénéficie du registre de santé national (SNDS) qui renseignent sur les données i) des hôpitaux et du secteur libéral via le PMSI ainsi que ii) les données relatives aux causes de décès. Les indicateurs épidémiologiques retenus ont été i) la prévalence des ALD pour l’ADKP, ii) la mortalité par ADKP, iii) les inégalités sociales, iv) le milieu de vie (ruralité plus ou moins dense, urbain et espaces agricoles avec les cultures exploitées).
Résultats : Le taux standardisé de prévalence de l’ADKP en ARA sur la période 2018-2022 était significativement plus élevé (85,6/100 000 bénéficiaires) par rapport à la France métropolitaine (79,3/100 000 bénéficiaires). Au sein de la région ARA, le Cantal et la Loire ont des taux significativement supérieurs de prévalence. Le différentiel est plus marqué chez les femmes (+8,2%) que chez les hommes (+7,4%). Le taux standardisé annuel moyen de mortalité par ADKP en ARA est de 17,6 pour 100 000 habitants versus 17 pour la France métropolitaine. Au sein de l’ARA, la Haute-Loire a un taux significativement supérieur de mortalité. La majorité des décès (près de 7 sur 10) surviennent en zone urbaine. La prévalence d’ALD pour ADKP est significativement plus élevée au sein des communes les moins favorisées (88,2/100 000) par rapport aux communes les plus favorisées (81,1/100 000). Le taux standardisé de prévalence d’ALD pour ADKP et de mortalité est supérieur dans les espaces agricoles où prédomine l’élevage bovin par rapport aux espaces avec cultures de fruits.
Conclusion : Cette étude a permis de caractériser les patients atteints d’un ADKP dans la région ARA montrant des disparités selon les départements et les milieux de vies. Pour autant ces analyses ne permettent pas de conclure à un lien de causalité, mais ouvrent des hypothèses pour de futures études.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 5 :
Titre : Place de la RCP moléculaire dans la prise en charge du cancer du pancréas, retour d’expérience d’un centre tertiaire entre 2020 et 2024.
Auteur(s) : VEDIE Anne-Laure
Présentateur : VEDIE Anne-Laure
Email : annelaure.vedie@aphp.fr
Affiliation(s) : Service de pancréatologie et oncologie digestive Hopital Beaujon Clichy
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction : Le traitement de l’adénocarcinome pancréatique (AP) avancé repose sur 2 lignes de chimiothérapie validées. En cas de progression, une recherche de cible moléculaire dont les résultats seront discutés en RCP moléculaire, doit être envisagée chez un patient en bon état général.
Méthodes : Etude rétrospective descriptive des résultats de cette RCP moléculaire entre 2020 et 2024.
Résultats : 94 dossiers d’AP ont été présentés dont 8 échecs, 53 sans piste, 21 pistes potentielles, 11 pistes à faible niveau de preuve et 1 piste a posteriori. La survie globale des patients tout stade confondu est de 31 mois [4,6-24], le délai entre le diagnostic et la RCP de 885,6 jours, et entre la RCP et le décès de 5,3 mois [0-32,9].
Parmi les 21 pistes, 8 ont reçu un traitement (38%). Deux l’ont eu dans le cadre d’un essai pour une fusion NRG1, 2 ont reçu de l’olaparib (BRCA2 constitutionnelle), un du Mekinist pour une fusion GATm-BRAF, du selpercatinib pour une fusion RET, du tramétinib en raison d’un variant pathogène du gène NF1 et une du Carboplatine-Pemetrexed.
La durée médiane de traitement ciblé est de 3,1 mois [0,9-14,9] avec 5 arrêts pour progression, 2 pour toxicité et 1 patiente encore traitée (447 jours).
Parmi les 2 patients porteurs d’une fusion NRG1, un survivant exceptionnel est toujours en vie en enième ligne thérapeutique soit 5,5 ans après l’arrêt des chimiothérapies classiques.
Conclusion : La RCP moléculaire a permis l’identification dans une population sélectionnée de piste thérapeutique chez 22% des patients parmi lesquels 38% ont pu recevoir le traitement ciblé. Au vu des résultats récents des inhibiteurs panKRAS dans la prise en charge de l’AP avancé, l’analyse systématique des données moléculaires sera probablement incontournable dans l’avenir.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 6 :
Titre : Etude de cohorte longitudinale, prospective, française multicentrique sur la radiofréquence pancréatique (RAFPAN 2) : premiers résultats
Auteur(s) : S. Leblanc (1) ; L. Palazzo (2) ; M. Le Rhun (3) ; J.C. Prevost (4) ; J.P. Ratone (5) ; M. Gasmi (6) ; S. Koch (7) ; C. d’Engremont (8) ; D. Grasset (9) ; S. Ambregna (10) ; U. Chaput (2) ; Y. Le Baleur (2) ; A. Belle (2) ; O. Rouquette (11) ; A. Charachon (12) ; P. Ah-Soune (13) ; J. Jézéquel (14) ; F. Prat (15) ; J. Rivory (16) ; J. Lévy (17) ; G. Vanbiervliet (18) ; P. Grandval (19) ; L. de M
Présentateur : Sarah Leblanc
Email : sarahleblanc34@hotmail.com
Affiliation(s) : (1) Lyon, HP J. Mermoz; (2) Paris; (3) Nantes; (4) Amiens; (5) Marseille, IPC; (6) Marseille, CHU Nord, (7) Besançon; (8) Grenoble; (9) Vannes; (10) Vesoul; (11) Clermont-Ferrand; (12) Monaco, MONACO; (13) Toulon; (14) Brest; (15) Clichy; (16) Lyon, CHU E. Herriot, (17) Cornebarrieu; (18) Nice ; (19) Marseille, CHU La Timone
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction: La destruction des tumeurs pancréatiques par radiofréquence guidée par échoendoscopie (RF) est une technique décrite depuis 2015. Une étude rétrospective multicentrique française (RAFPAN) avait analysé l’ensemble des
procédures faites en France durant les années 2019-2020 (100 patients, 122 procédures). Les données concernant les indications, les risques et l’efficacité à court terme de la technique avaient été recueillis. Une cohorte longitudinale
prospective multicentrique a été mise en place à l’issue pour confirmer les données (efficacité technique, morbidité, facteurs de risque de complication, durée d’hospitalisation), pour juger de l’évolution des pratiques en France et pour évaluer l’efficacité carcinologique de la RF 5 ans après la fin du traitement.
Patients et Méthodes: 29 centres français ont souhaité participer. Les patients adultes traités par RF et acceptant de participer à l’étude étaient inclus à partir de juin 2023. Pour répondre aux questions posées au moins 180 patients devaient être inclus fin 2025. Le recueil de données informatisé inclue les caractéristiques de chaque patient, l’indication, la technique utilisée, les complications précoces (à S1) et tardives (à M6), le résultat du suivi à 1, 3 et 5 ans. Une première évaluation incluant les
indications, la technique de RF et la morbidité a été analysée
Résultats: 24 centres ont inclus 206 patients (1-48, moy 7) fin décembre 2025. 6 étaient finalement exclus. Dans les 200 patients inclus (54% femmes, age moyen 65 ans (extr 19-91)). 25 avaient déjà eu 1 séance de RF au moment de l’inclusion. La RF a concerné 204 lésions (4 patients avec 2 lésions). Les
indications étaient : – tumeur neuroendocrine (TNE) non sécrétante (S) : n=107, dans 90% des cas il s’agissait de TNE G1 de taille comprise entre 11 et 20mm sans critères de gravité ; – TNE S : n=46, insulinomes de taille moyenne ™ 11,2mm (5-19)) ; métastase d’un cancer du rein : n=28 patients, 32 lésions (tm
12mm (9-20)) ; Autres : TIPMP n=10, adénocarcinomes n=7. Les lésions étaient localisées dans 41% des cas dans l’uncus ou la tête. 34 lésions étaient à 1 mm ou moins du canal de Wirsung
(dont 10 avec sténose). Les patients étaient à 88% intubés avec une antibioprophylaxie et un suppositoire d’AINS dans 89 et 76% des cas respectivement. Les irradiations étaient faites à 50W dans 90% des cas (10% à 30W) avec une médiane de 3 tirs par session (1-8) et un temps d’irradiation médian de 30 secondes (6-134). Le temps d’irradiation dépassait 60 secondes dans 20 cas. Dans 23% des cas une aiguille < 10mm était utilisée. 47 complications (23,5%) étaient relevées (36 pancréatiques, 10 vasculaires, 1 infarctus). Les complications pancréatiques comprenaient : – 12 douleurs sans pancréatite aiguë (PA) ; – 22 PA 14minimes, 5 modérées, 3 sévères) traitées exclusivement médicalement (hospit moy 8j (2-17)) , 1 fistule,avec pseudokyste, une sténose tardive. Les complications hémorragiques comportaient – 4 hématomes, 4 hémorragies (1 contrôle endoscopique nécessaire), 1 thrombose veineuse et une plaie artérielle (embolisation)
hémorragie intrakystique. 1 complication sévère grade IIIA suevenaient chez 1% des patients.
Aucun facteurs favorisant les complications n’était retenu. Comparativement aux données de RAFPAN on observe : – une meilleure adéquation des indications avec l’efficacité de la RF (TNE mieux sélectionnées, métastase rénales plus petites, moins d’adénocarcinome), – une meilleure adaptation technique à la taille et à la nature de la tumeur (taille de l’aiguille, puissance et nombre de tirs, temps d’irradiation).
Conclusion: Cette large étude de cohorte française prospective multicentrique de la RF pancréatique confirme les données de l’étude retrospective RAFPAN avec un succès technique de 99%, une mortalité nulle et une morbidité de 23% dont 1% de
complications sévères. Les indications retenues se sont affinées et la technique de RF a évolué. Les données d’efficacité à long terme permettront de mieux préciser les meilleures indications de la RF pancréatique.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 7 :
Titre : Essai de thérapie génique non virale multicentrique randomisé de phase II dans le cancer du pancréas localement avancé: résultats cliniques et moléculaires
Auteur(s) : Louis Buscail, Marine Lebrin, Naima Hanoun, Sophie Gourgou, Noemie Dorat, Fabienne Vernejoul, Gilles Cambois, Fabian Gross, Rosine Guimbaud, Barbara Bournet, Emmanuel Mitry, Pascal Artru, Delphine Ouvrier, Nicolas Flori, Frédéric Thuillier, Marc Barthet, Michèle Tiraby, Pierre Cordelier, Thergap-2 Investigator Group
Présentateur : BUSCAIL Louis
Email : louis.buscail@yahoo.fr
Affiliation(s) : CHU Toulouse Rangueil ; Inserm U1037, CRCT, Univ. Toulouse; ICM Montpellier ; InvivoGen Company; Institut Paoli-Calmettes, Marseille ; Hôpital Jean Mermoz, Ramsay, Lyon ; CHU de Nice-L’archet ; CHU Limoges-Dupuytrens ; CHU Nord, APHMarseille; Thergap-2 Investigator Group ; FRANCE
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction : Une étude de phase I avait démontré la faisabilité et la sécurité d’une thérapie génique in situ pour l’adénocarcinome pancréatique (AP), utilisant le produit de thérapie génique CYL-02 (associant l’ADN codant pour le récepteur de la somatostatine SST2, et le gène de fusion DCK::UMK, complexés avec le polyéthylèneimine) pour sensibiliser les tumeurs à la gemcitabine. Nous rapportons ici le résultat d’une étude de phase 2 multicentrique évaluant l’efficacité et la tolérance de cette approche innovante.
Patients et méthode : essai ouvert et randomisé mené dans 7 centres, comparant l’efficacité de l’administration intratumorale sous échoendoscopie du CYL-02 associée à la gemcitabine versus gemcitabine seule, chez 70 patients non traités porteurs d’un AP localement avancé (essai Thergap-2).
Résultats : il n’y avait aucune différence significative entre les deux groupes pour la survie sans progression (critère principal) (HR = 1,16 ; p = 0,6). De même, aucune différence concernant les critères secondaires (taille de la tumeur, taux sériques de CA 19-9, qualité de vie des patients, survenue d’événements indésirables graves). La survie globale était significativement plus élevée chez les patients du groupe gemcitabine. Parallèlement, des études protéomiques sanguines ont révélé une augmentation de la clusterine chez les patients recevant CYL-02 et gemcitabine, comparativement à ceux sous gemcitabine seule. Des études fonctionnelles in vitro et in vivo démontrent que l’induction de clusterine est un mécanisme de résistance acquis à CYL-02, dont le ciblage restaure l’activité chimiosensibilisante de DCK.
Conclusion : Bien que les objectifs primaires et secondaires n’aient pas été atteints, cet essai confirme la faisabilité de la thérapie génique pour l’AP. L’identification de la clusterine comme mécanisme de résistance acquis à CYL-02 ouvre une piste prometteuse pour restaurer son efficacité, notamment par le ciblage spécifique de cette protéine.
Financement : Institut National Du Cancer, INSERM (PH-RC-K_DGOS_Inca Grant 2013, AAP-Translat-2012 DGOS_5687) InvivoGen Company.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 8 :
Titre : Does biopsy of pancreatic adenocarcinomas by echo-endoscopy lead to the release of CTCs in the portal and peripheral veins?
Auteur(s) : auteurs : Agathe COHENDET, Bernadette De RAUGLAUDRE, Pascal FINETTI, Marine MAKOA-MENG, François BERTUCCI, Fabrice CAILLOL & Emilie MAMESSIER
Présentateur : COHENDET Agathe
Email : agathe.cohendet@inserm.fr
Affiliation(s) : : Predictive Oncology Lab, Cancer Research Center of Marseille (CRCM), Inserm U1068, Marseille, France / Departments of Medical Oncology/Gastroenterology, Paoli-Calmettes Institute, Marseille, France
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction :
Biopsy of pancreatic masses under endoscopic ultrasound (EUS) is recommended by the European Society of Gastroenterology (ESGE) when histology is required for the initiation of chemotherapy. To date, apart from rare cases of dissemination, there are few data on the carcinologic effects of endoscopic procedures, although these are steadily increasing. Circulating tumor cells (CTCs) are biomarkers for the spread of many solid tumors, and recent technological advances now allow their quantification and cytological characterization from a few milliliters of blood with high sensitivity.
Methods :
In the EUS-CTC clinical trial (EUS-CTC-IPC 2019-056), we aim to investigate the potential release of tumor cells during biopsy of pancreatic masses under EUS. To this end, we used Screencell technology to search for CTCs in blood samples from the portal and peripheral veins before and after endoscopy. After resolving the coagulation problem associated with portal blood sampling, we enumerated and analyzed the cytological characteristics of CTCs in 16 portal vein and 32 peripheral vein blood samples.
Results :
Our data suggest that EUS biopsy is not associated with the release of CTCs in endoscopically biopsied PDAC patients. Importantly, the number of CTC clusters, the histologic subsets associated with the highest risk of metastasis, was higher in portal compared to peripheral veins.
Conclusion:
This work is ongoing, and correlation with additional clinical data will be essential to establish the dissemination risk associated with EUS
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 9
Titre de l’abstract : Expression de la Claudine 18.2 dans l’adénocarcinome du pancréas et impact pronostic : étude rétrospective sur pièces opératoires
Auteurs : Rubén Bermudez, Aurélie Haffner, Bernadette De Rauglaudre, Julien Mancini, Sophie Chopinet, Laëtitia Dahan
Nom et prénom du présentateur : Rubén BERMUDEZ
Email : rubenbermudez@outlook.fr
Affiliation : Service d’HGE & Oncologie digestive du Pr Dahan – Hopital Timone (Marseille)
Type d’abstract : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract en anglais :
Background : Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is a malignancy with a poor prognosis, most often diagnosed at a metastatic stage. Therapeutic options remain limited in this setting, and surgery is the only curative treatment. Claudin 18.2 (CLDN18.2), a tight junction protein aberrantly expressed in PDAC, may represent a therapeutic target. This study aimed to evaluate the prevalence of CLDN18.2 expression in resected PDAC specimens and to correlate it with clinicopathological characteristics and survival.
Methods : This retrospective study included patients who underwent surgical resection for PDAC between January 2015 and January 2025. CLDN18.2 expression was assessed by immunohistochemistry (IHC). Positivity was defined as membranous staining in ≥75% of tumor cells with moderate (2+) to strong (3+) intensity. Clinicopathological data, progression-free survival (PFS), and overall survival (OS) were analyzed using the log-rank test. An exploratory analysis of HER2 expression was also performed.
Results : 96 patients were included. The median age at surgery was 70 years, and 41 patients were female (42.7%). CLDN18.2 positivity was observed in 26 patients (27%), while no HER2 overexpression was detected. The median OS was 61 months [95% CI: 36.9-85.1] in CLDN18.2-positive patients versus 28 months [20.9-35.1] in negative patients (p = 0.030). The median PFS was 23 months [10.2-35.7] versus 11 months [8.5-13.4], respectively (p = 0.012).
Conclusion : CLDN18.2 expression appears associated with improved survival in resected PDAC and may represent both a prognostic biomarker and a therapeutic target. Prospective studies are needed to confirm these findings.
Contenu de l’abstract en français :
Contexte : L’adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC) est une tumeur de pronostic sombre, dont le diagnostic est le plus souvent posé à un stade métastatique. Les options thérapeutiques sont limitées en situation métastatique et la chirurgie est le seul traitement curatif. La Claudine 18.2 (CLDN18.2), protéine des jonctions serrées exprimée de manière aberrante dans le PDAC, pourrait être une cible thérapeutique. Cette étude vise à évaluer la prévalence de l’expression de CLDN18. 2 sur des pièces opératoires de PDAC réséqués, et à la corréler aux caractéristiques clinicopathologiques et à la survie.
Méthodes : Cette étude rétrospective a inclus des patients ayant bénéficié d’une résection chirurgicale pour un PDAC entre janvier 2015 et janvier 2025. L’expression de CLDN18.2 a été évaluée par immunohistochimie (IHC). La positivité de CLDN18.2 était définie par un marquage membranaire dans ≥75 % des cellules tumorales avec une intensité modérée (2+) à forte (3+). Les données clinicopathologiques, la survie sans progression (PFS) et la survie globale (OS) ont été analysées par le log rank. Une analyse exploratoire sur l’expression de HER2 a été également réalisée en IHC.
Résultats : 96 patients atteints de PDAC réséqué ont été inclus. L’âge médian au moment de la chirurgie était de 70 ans et 41 patients étaient des femmes (42,7 %). Parmi les patients inclus 26 (27 %) étaient positifs pour CLDN18.2. La médiane de survie globale (SG) était de 61 mois [IC95% : 36,9-85,1] chez les patients CLDN18.2 positifs contre 28 mois [20,9-35,1] chez les patients négatifs (p = 0,030). La médiane de survie sans progression (SSP) était de 23 mois [10,2-35,7] dans le groupe positif pour CLDN18.2 versus 11 mois [8,5-13,4] dans le groupe négatif (p = 0,012). Aucune surexpression de HER2 n’a été retrouvée dans notre série.
Conclusion : La surexpression de CLDN18.2 dans les PDAC réséqués semble être associée à un meilleur pronostic avec une meilleure survie sans progression et une meilleure survie globale. Une étude prospective est nécessaire pour confirmer nos résultats et pour évaluer la valeur prédictive de l’expression de ce biomarqueur sur la réponse à la chimiothérapie adjuvante.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 10 :
Titre : Autoimmune Pancreatitis Associated with IgG4-Related Disease Relapses More Often Than Expected, What are their risk factors? Evidence from a Large French Cohort.
Auteur(s) : C. Descourvières (1) ; F. Maire (1) ; S. Salmeron (1) ; F.I. Habib (1) ; L. Laurent (1) ; N. Muller (1) ; O. Hentic (1) ; AL Vedie (1) ; V. Rebours (1)
Présentateur : C. Descourvières
Email : clemence.descourvieres@aphp.fr
Affiliation(s) : Pancreatologie et Oncologie Digestive, Hopital Beaujon, Clichy
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Aim
Autoimmune pancreatitis type 1 (AIP-1), related to IgG4-related disease, frequently relapses with debated management strategies. We aimed to describe AIP-1’s natural history and identify relapse predictors.
Methods
We conducted a retrospective single-center cohort study of patients diagnosed with AIP-1 (ICDC criteria) between 2001-2025, managed with a standardized protocol.
Results
Among 286 patients with probable AIP, 160 with definite AIP-1 (ICDC criteria) were included (78% male; mean age 57 years). 80% had extra-pancreatic involvement with 1 to 5 other organs affected including bile ducts (66.7%), kidneys (21.8%), lungs (18.8%), and salivary glands (13%). Pancreatic presentation was predominantly pseudotumoral (44%).
Median follow-up was 53 months. Endocrine and exocrine insufficiency occurred in 45.6% and 42.5%, respectively. 22 cancers (13.7%) were diagnosed, including 2 pancreatic adenocarcinomas.
First-line steroids were given to 81%; 19% had spontaneous resolution. Cumulative relapse incidence was 53% (n=85), with median time to relapse of 9 months. Relapse presented as cholangitis (51.7%), pancreatitis (21.2%), or new organ involvement (15.6%). Treatment included steroids (47%) and/or B-cell depletion therapy (67%). Maintenance therapy was needed in 10% (n=16): low-dose steroids (n=5) or B-cell therapies (n=11), with no relapses during maintenance.
Multivariable analysis identified two independent relapse risk factors: extrapancreatic involvement (OR 14.5; 95% CI 3.7–97.7) and initial steroid use (OR 3.66; 95% CI 1.04–14.9). Sex, smoking, and IgG4 >2 UNL were not associated with relapse.
Conclusion
This large cohort demonstrates that AIP-1 relapse is frequent (53%), particularly with initial steroid requirement or multi-organ disease. It supports early risk stratification and tailored B-cell–targeted therapies.
ABSTRACT CANCER CLINIQUE 11 :
Titre : Analyse de faisabilité de l’essai PAC-Sign : choix personnalisé de la première ligne de chimiothérapie dans l’adénocarcinome pancréatique avancé à partir de signatures transcriptomiques
Auteur(s) : C. Neuzillet, S. Cyrille, N. Fraunhoffer, M. Hilmi, M. Delaye, B. Chanez, C. Tournigand, O. Bouché, A. Turpin, L. de Mestier, R. Nicolle, L. Bourlet, D. Mendes, S. Ibadioune, A. Schnitzler, L. Courtois, V. Ruffino, K. Ouar, M. Cauchois, M.E. Legrier, J. Iovanna, X. Paoletti, J. Cros, I. Bièche, N. Dusetti.
Présentateur : Cindy NEUZILLET
Email : cindy.neuzillet@aphp.fr
Affiliation(s) : Hôpital Paul Brousse ; Institut Curie
Type : Clinique
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction :
PAC-Sign est une étude pilote évaluant une stratégie de personnalisation du traitement de première ligne dans l’adénocarcinome pancréatique avancé (FOLFIRINOX ou gemcitabine plus nab-paclitaxel), basée sur des signatures transcriptomiques prédictives de sensibilité aux chimiothérapies.
Méthodes :
L’objectif principal de l’étude est d’évaluer le taux de réponse objective (ORR) à 4 mois sous chimiothérapie de première ligne guidée par les signatures transcriptomiques et le statut BRCA réalisés sur tissu tumoral FFPE. 49 patients évaluables étaient attendus en étape 2 (traités par la chimiothérapie guidée par les signatures), avec inclusion de 62 patients en étape 1 (profil moléculaire) afin de tenir compte des non évaluables et des abandons entre les étapes 1 et 2. Les objectifs secondaires incluent la faisabilité du profil moléculaire, les délais d’obtention des analyses moléculaires, et les toxicités de grade ≥ 3.
Résultats :
Sur les 62 premiers patients inclus en étape 1, 51 (82%) ont bénéficié d’un test moléculaire. Parmi ces 51 patients, 48 (94%) ont fait l’objet d’une recommandation de chimiothérapie ; l’absence de recommandation pour 3 patients s’expliquait par 2 résultats non contributifs et 1 décès. Au total, 38 patients (61%) ont été inclus en étape 2. Le motif principal de non-inclusion en étape 2 était la dégradation clinique en lien avec la progression de la maladie. Le délai médian entre le consentement de l’étape 1 et l’inclusion à l’étape 2 était de 23 jours (IQR : 20-26), l’étape la plus longue étant l’acheminement du bloc avec un délai médian de 16 jours (IQR : 12-22).
Conclusion :
L’analyse de faisabilité confirme la possibilité de mettre en œuvre une stratégie thérapeutique personnalisée fondée sur les signatures transcriptomiques dans l’adénocarcinome pancréatique avancé, avec très peu d’échecs techniques et des délais globalement compatibles avec une prise en charge de première ligne. Les deux principaux obstacles sont le temps de rapatriement du bloc et la progression d’intervalle de la maladie. Suite à ces résultats, un amendement a été soumis pour élargir la population en étape 1 à 85 patients.
ABSTRACTS CANCER TRANSLATIONNEL
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 1 :
Titre : Signature lymphocytaire circulante et IA : une approche innovante pour anticiper le risque de fistule pancréatique après DPC pour cancer
Auteur(s) : Jonathan Garnier, Gregoire Bellan, Anaïs Palen, Xavier Durand, Jacques Ewald, Amira Ben Amara, Marie Sarah Rouvière, Benjamin Choisy, Franck Verdonk, Brice Gaudilliere, Caroline Gouarné, Olivier Turrini, Daniel Olive, Anne-Sophie Chrétien
Présentateur : Garnier Jonathan
Email : garnierj@ipc.unicancer.fr
Affiliation(s) : Département de chirurgie oncologique, Institut Paoli-Calmettes, Marseille
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction. La fistule pancréatique (FP) est la principale complication de la duodénopancréatectomie céphalique (DPC), avec un impact direct sur la morbi-mortalité, la durée d’hospitalisation et la chimiothérapie adjuvante. Les outils de prédiction actuels sont insuffisants. Nous proposons une approche originale : utiliser le profil immunitaire sanguin préopératoire, combiné à un algorithme d’intelligence artificielle (IA), pour identifier les patients à risque avant même l’intervention.
Méthodes. Vingt-deux patients opérés d’une DPC pour cancer ont été inclus prospectivement (étude IMMUNOPANC, NCT03978702). Des échantillons sanguins préopératoires ont été analysés par cytométrie de masse (CyTOF). L’algorithme Stabl (Nature Biotechnology 2024) a été appliqué pour identifier une signature lymphocytaire prédictive. Un modèle de régression logistique a été construit et validé en validation croisée (5-fold). Le critère principal était la FP cliniquement significative (grade B/C, critères ISGPS).
Résultats. Huit patients (36 %) ont développé une FP (grade B : n=7 ; grade C : n=1). L’algorithme Stabl a identifié 11 sous-populations lymphocytaires discriminantes (Pancreatic Fistula Lymphocyte Signature, PFLS) : 6 sous-types NK, 3 CD8+ et 2 CD4+. Le modèle a atteint une performance élevée en validation croisée (AUC = 0,81 ; p = 0,02), indépendamment des facteurs de risque classiques (IMC, texture pancréatique, calibre du canal pancréatique principal).
Conclusion. Cette étude, première mondiale combinant immunité circulante et IA pour prédire les complications de la chirurgie pancréatique, a été publiée dans Nature Communications Medicine (Garnier et al., 2026). Une étude multicentrique nationale (financement Institut Cancer et Immunologie) est en cours pour valider ces résultats à grande échelle.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 2 :
Titre : Unifying Stromal Heterogeneity Definitions in Pancreatic Ductal Adenocarcinoma across Multiple Scales
Auteur(s) : Camille Pignolet (1), M. Tihy (1,2), D. Mendes (1), J. De Martino (4), H. Cazier (1) N. Colnot (2), M. Albuquerque (2), J. Cros (1,2), B. Grünwald (3), R. Nicolle (1)
Présentateur : Pignolet Camille
Email : camille.pignolet@inserm.fr
Affiliation(s) : 1. Université Paris Cité, Centre de Recherche sur l’Inflammation (CRI), INSERM, U1149, CNRS, ERL 8252, F-75018 Paris, France 2. Department of Pathology, Beaujon Hospital, APHP and Université Paris Cité, Clichy, France 3. Department of Urology, University Hospital Essen, Essen, Germany 4. Université Paris Cité, Dpt of Pathology-FHU MOSAIC, Beaujon Hospital, INSERM UMR1149, Clichy, France
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction:
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is a highly lethal cancer characterized by profound inter and intra-tumoral heterogeneity. Three major stromal phenotypes have been independently described (Moffitt et al., Puleo et al., and Grünwald et al.) together with several cancer-associated fibroblast (CAF) subtypes. The overlap between the different stroma subtypes and their composition at the single cell level remains unclear preventing a unifying theme for the research community.
Methods:
Three microdissected transcriptomic PDAC cohorts (Maurer et al., 2018; Hwang et al., 2022; Grünwald et al., 2021) were analyzed. Consensus stromal signatures were derived across bulk transcriptomic datasets. CAF subtype composition was assessed by single-cell deconvolution using the Hwang cohort. Proteomic validation, focusing on extracellular matrix (ECM) proteins, was performed on the Grünwald paired dataset. An independent cohort of 11 PDAC patients profiled by spatial transcriptomics and MALDI mass spectrometry imaging on serial sections was used for spatial validation.
Results:
Consensus analysis revealed strong concordance between previously described stromal programs. Two principal poles emerged consistently across cohorts: an activated phenotype (Moffitt activated, Grünwald reactive, Puleo active) and a quiescent phenotype (Moffitt normal, Grünwald deserted, Puleo inactive), with a third subtype positioned at their interface. ECM proteomic profiling from the Grünwald paired dataset confirmed this three-state taxonomy at the protein level. Single-cell deconvolution linked each stromal pole to distinct CAF populations. In the independent spatial cohort, the three stromal states were reproduced by spatial transcriptomics, and co-registered MALDI peptide imaging revealed concordant peptide gradients across stromal regions.
Conclusion:
This integrative comparison of previously proposed PDAC stroma definitions highlights their consistency across bulk transcriptomic, proteomic, single-cell, and spatial datasets. Unifying stromal definitions across these scales paves the way for a more precise characterization, linking ECM composition, CAF populations, and tissue-level phenotypes.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 3:
Titre : Targeting the MUC4/c-Met complex by a MUC4 peptide ligand improves c-Met-targeted Telisotuzumab-Vedotin ADC cytotoxic effect to inhibit pancreatic tumor growth
Auteur(s) : Tristan GIRGIN1, Bilel BENHAMMA1, Achille FOSTER1, Nicolas STOUP1, Belinda DUCHÊNE1, Nicolas JONCKHEERE1, Isabelle VAN SEUNINGEN1
Présentateur : Girgin Tristan
Email : tristan.girgin.etu@univ-lille.fr
Affiliation(s) : 1 Univ. Lille, Inserm, CHU Lille, Université Picardie Jules Verne, CNRS, U1366-UMR9020 – CRCLille – Centre de Recherches en Cancérologie de Lille, F-59000 Lille, France
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is one of the deadliest cancers worldwide, with a 5-year survival rate under 11% and an increasing incidence. Patients are often diagnosed at an advanced stage, at which resection is impossible, the only remaining option being harsh and ineffective chemotherapies with high tumor resistance and systematic relapse. It is thus crucial for this devastating cancer to find new therapeutic alternatives. To this aim, we work on the mucin MUC4, an early marker and actor of pancreatic cancer growth and therapy resistance. We have now shown that MUC4_EGF domains interact with ErbB2/HER2 receptor to activate oncogenic pathways. A peptide ligand was designed to disrupt this interaction and resensitize PDAC tumors to Trastuzumab and Pertuzumab to inhibit tumor growth. In this work, using 2D cell lines, 3D patient-derived tumor organoïds and a mouse xenograft model, we show that MUC4 is an interaction platform at PDAC cell surface, interacting with tyrosine kinase receptors (TKRs), to activate oncogenic signaling pathways. After screening several targeted therapies combined to our MUC4-RTK peptide ligand (I3), we have identified an effective combination involving an Antibody Drug Conjugate (ADC), the Telisotuzumab-Vedotin (TV) targeting c-Met. We show that TV cannot reach c-Met unless MUC4/c-Met complex is first disrupted by our I3 peptide. Once the complex is disrupted, the TV reaches c-Met, gets internalized, and releases the Vedotin to kill PDAC cells in vitro, ex vivo and in vivo. Altogether, these results open a new avenue for PDAC treatment with specific and efficient therapeutic combinations made of the I3 peptide and ADC targeting the MUC4-RTKs oncogenic interaction platform present at the surface of PDAC cells.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 4:
Titre : CDA biodegrader delivery via nanoparticles-based approaches to overcome resistance to chemotherapy in pancreatic cancer.
Auteur(s) : Manon Gervais, Marie Sorbara, Andrea Diaz, Chantal Pichon, Pierre Cordelier, Cristina Fornaguera Puigvert, Nicolas Bery
Présentateur : Manon Gervais
Email : manon.gervais@inserm.fr
Affiliation(s) : (1)Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse (CRCT), U1037 INSERM -Université Toulouse III -U5071 CNRS, Toulouse, France (2)Grup d’Enginyeria de Materials (GEMAT), Institut Químic de Sarrià (IQS), Universitat Ramon Llull (URL), Spain (3) Center of Molecular Biophysics, CNRS, Orléans, France
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Cytidine deaminase (CDA) is an enzyme that deaminates cytidine into uridine to maintain the pyrimidine pool of cells. In several tumours, including pancreatic cancer (PDAC), CDA participates to therapeutic resistance by deaminating cytidine analogues, such as gemcitabine. To target specifically CDA, we recently developed a CDA biodegrader. It is a fusion of an anti-CDA VHH and an E3 ligase, which induces CDA degradation by the proteasome. Because biodegraders do not cross the cell membrane, we investigated a non-integrative virus-like particles (VLPs) approach to deliver CDA biodegrader mRNA. While VLP-based delivery was successful in vitro and in vivo, its efficacy was limited. Therefore, the aim of my PhD project is to explore more versatile delivery strategies based on nanoparticles loaded with CDA biodegrader mRNA. These methods include the polymer-based nanoparticles (PNPs) and LNPs. We first evaluated PNPs and LNPs delivery efficacy using eGFP mRNA in different pancreatic cancer cell lines. We then demonstrated CDA biodegrader delivery efficacy by showing CDA degradation following its mRNA transfection via PNPs. We also determined that CDA biodegrader delivery by PNPs can sensitise pancreatic cancer cell lines to gemcitabine in vitro.
In perspective, we will investigate whether the NP-based delivery approaches can be applied to more complex systems, such as organoids and in vivo pancreatic cancer models, to assess its therapeutic efficacy.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 5:
Titre : scRNAImg: tumor phenotyping from routine biopsies by predicting spatial transcriptome from histology
Auteur(s) : Audrey Beaufils1, Hamidati Dhinouraini1, Diana Mendes2, Lucy Bourlet1, Julien De Martino1,2, Lucie Gomes1, Camille Pignolet1, Céline Guo1, Usama Akhtar1, Lina Aguilera Munoz1,2, Vinciane Rebours2,3, Louis de Mestier2,3, Brice Chanez4,5, Nathalie Colnot2, Miguel Albuquerque2, Nelson Dusetti4, Matthieu Tihy1,2, Jérôme Cros1,2 & Rémy Nicolle1
Présentateur : Beaufils Audrey
Email : audrey.beaufils@inserm.fr
Affiliation(s) : 1 : Université Paris Cité, Centre de Recherche sur l’Inflammation (CRI), INSERM, U1149, CNRS, ERL 8252, F-75018 Paris, France; 2 : Université Paris Cité, Dpt of Pathology-FHU MOSAIC, Beaujon Hospital (APHP), Clichy, France;3 : Pancreatology and Digestive Oncology Department, Beaujon Hospital APHP, Clichy, France; 4 : Department of Medical Oncology, Paoli-Calmettes Institute, Marseille, France; 5 :
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Spatial transcriptomics (ST) enables high-resolution mapping of gene expression within tissues, but current technologies remain expensive, protocol-dependent, and difficult to scale to thousands of samples. These limitations restrict large-cohort analyses and prevent broad adoption in clinical or routine research workflows. To address these challenges, we introduce scRNAImg, a deep learning framework that can predict gene expression at a single-cell level directly from routine haematoxylin and eosin (H&E) slides.
We developed scRNAImg, a deep learning framework that predicts gene expression at the single-cell level directly from routine hematoxylin–eosin (H&E) slides. The model was trained on ~1,500 samples (~21.5 million cells), including pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) resections, biopsies, metastases, precursor lesions (IPMN) and pancreatic neuroendocrine tumors (PanNET).
scRNAImg achieved strong predictive performance (correlation 0.9 at bulk level, 0.7 versus single-cell references) and enabled the generation of over 15,000 virtual spatial transcriptomic maps at cellular resolution without sequencing.
Importantly, bulk RNA-seq from routine biopsies often masks the tumoral signal, because of the small amount of tumoral cells (< 15%), resulting in the failure of tumoral transcriptomics signatures, as observed by Gempred. By leveraging virtual single-cell transcriptomes, we isolated tumor cells in silico, effectively decontaminating the transcriptomic signal from stromal and blood components. This tumor-focused analysis restored the robustness of Gempred and revealed spatial heterogeneity in predicted gemcitabine sensitivity that is not detectable with bulk approaches.
This approach enables the transfer of transcriptomic biomarkers from in vitro to routine pathology without additional experiments, providing a scalable strategy for treatment stratification in pancreatic cancer.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 6 :
Titre : Organoid-Based Evaluation of Combination Chemotherapy Efficacy in Colorectal and Pancreatic Cancer
Auteur(s) : Léa Swales1,*, Andrius Meskauskas1,*, Ryme Bouyakoub1, Sabrina Bedja1, Ali Mouawia1, Maximiliano Gelli1,2, Michel Ducreux1,2, Jacques RR Mathieu1, Alice Boilève1,2, Jérôme Cartry1, Fanny Jaulin1
Présentateur : SWALES Léa
Email : lea.swales@gustaveroussy.fr
Affiliation(s) : *equal contribution 1Université Paris-Saclay, Gustave Roussy, Inserm, Dynamique des cellules tumorales, Villejuif, France 2Gustave Roussy, Département d’oncologie médicale, Villejuif, France
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) and colorectal cancer (CRC) remain major causes of cancer-related mortality, with many patients diagnosed at advanced stages where systemic chemotherapy is central to management. In both diseases, standard regimens rely on a restricted panel of cytotoxic agents — including 5-fluorouracil, oxaliplatin, irinotecan, gemcitabine, and paclitaxel — typically administered in combination (e.g., FOLFIRINOX or Gemcitabine (nab)paclitaxel).
While clinical trials have demonstrated that combination chemotherapy improves outcomes at the population level, this is frequently misinterpreted as evidence of benefit at the individual level. The observed advantage may instead reflect independent drug effects across a heterogeneous population, rather than true synergy within individual tumors.
To investigate this, we systematically compared clinically relevant chemotherapy combinations with their constituent monotherapies using PDAC- and CRC-derived patient-derived tumor organoids (PDTOs). These multicellular, three-dimensional in vitro models retain key histological and genetic features of the original tumor and show strong predictive value for clinical response.
Across 90 PDTO-based drug tests, 74% (n = 67) showed no increased efficacy of combination therapy over the most effective single agent. Among standard-of-care regimens, 78% (31/40) failed to outperform the best monotherapy, as did alternative combinations (72%; 43/60). These findings are consistent with a predominance of independent drug effects and align with previous in silico analyses of clinical trial data.
These findings support the application of Functional Precision Medicine (FPM), which uses ex vivo drug sensitivity profiling of patient-derived cells to guide personalized treatment decisions. FPM may enable identification of effective single-agent therapies, potentially reducing the cumulative toxicity associated with combination regimens.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 7 :
Titre : B7-H3 defines a poor-prognosis stromal program in Pancreatic Cancer and is predominantly expressed by matrix-producing myCAFs
Auteur(s) : BELFIL Nadiya
Présentateur : BELFIL Nadiya
Email : belfilnadiya102@gmail.com
Affiliation(s) : Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (Docteur Junior en DES de Chirurgie viscérale et digestive) / PhD student (Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (Oncologie Prédictive))
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Background:
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is a highly lethal malignancy with few effective targeted therapies. B7-H3 (CD276) has emerged as a promising immunotherapeutic target in solid tumors and is often associated with poor prognosis. In PDAC, it is frequently overexpressed, and was implicated in immune evasion and tumor progression. Surprisingly, its precise expression, i.e. on malignant and/or on stromal cells, remains unproperly defined.
Methods:
We conducted an in silico analysis leveraging bulk (n = 1,013 samples) and single-cell transcriptomic (n = 39 samples) datasets from normal, primary and metastatic PDAC, to determine the relationship between B7-H3 expression, molecular subtypes, survival data, and refine its cellular distribution.
Results:
Analysis of bulk tissues revealed that B7-H3 expression was the highest in the squamous subtype, and worsen the prognosis of this already aggressive subtype. At the single-cell level, B7-H3 expression was predominantly enriched in the stromal compartment, especially in fibroblasts. Further stratification of cancer-associated fibroblasts (CAFs) reveals that CAF subsets expressing the highest levels of B7-H3 were myCAFs, notably ECM myCAFs, wound myCAFs and TGFb myCAFs. Pericytes express intermediary level, while iCAF or apCAF subsets did not express B7-H3.
Conclusion:
With this study, we show that B7-H3 is an independent prognostic marker in PDAC using one of the largest datasets analyzed so far. We refined its expression to subsets of myCAFs that are strong producer of matrix component. This identifies B7-H3 as an interesting therapeutic target, to preferentially act on components of the tumor microenvironment, rather than directly on malignant tumor cells.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 8 :
Titre : Intrapancreatic Cholangiocarcinomas and pancreatic ductal adenocarcinomas: Identification of specific biological cues and diagnostic biomarkers
Auteur(s) : Matthieu Tihy (1,2), Yiwei Zhou (2), Mohamed Bouattour (2,3), Anne laure Védie (4), Aurélie Beaufrère (1,2), Louis de Mestier (2,4), Jérôme Cros (1,2)
Présentateur : Matthieu Tihy
Email : matthieu.tihy@aphp.fr
Affiliation(s) : 1 Department of Pathology, Université Paris Cité, UMR1149, Beaujon University Hospital, APHP.Nord, Clichy, France. 2 Centre of Research on Inflammation (CRI), INSERM U1149, Paris, France; CRI, Paris 3 Liver Cancer Unit, DMU DIGEST, Beaujon Hospital, 92110, Clichy, France. 4 Department of Pancreatology and Digestive Oncology, Université Paris Cité, UMR1149, Beaujon University Hospital, APHP.Nord, C
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Distinguishing intrapancreatic cholangiocarcinoma (panCCA) from pancreatic head ductal adenocarcinoma (PDAC) remains a major diagnostic and therapeutic challenge. These two malignancies share a similar anatomical location, partially overlapping radiological features, and so far comparable morphological and immunophenotypic characteristics. However, accurate discrimination is essential because they differ in prognosis, molecular landscape, and therapeutic management. This study aimed to identify transcriptomic biomarkers capable of distinguishing panCCA from PDAC.
We performed a comparative transcriptomic analysis of 56 unequivocal panCCA and 100 unequivocal PDAC cases diagnosed at Beaujon Hospital between 2015 and 2025. The strategy combined unsupervised exploration of gene expression profiles using principal component analysis (PCA), differential expression analysis with DESeq2, and functional enrichment analysis by gene set enrichment analysis (GSEA). The identified signatures were subsequently compared with public reference single-cell datasets to refine their biological interpretation.
Unsupervised analyses showed modest separation between the transcriptomic profiles of panCCA and PDAC. Differential expression analysis identified several candidate discriminatory genes expressed either by tumour cells themselves or by the tumour microenvironment. Albumin, HMGN5, RASGEF1C, CCDC34, and ABCB1 were overexpressed in panCCA, whereas CLDN18, CXCL14, COL11A1, ANXA10, and ADAM12 were overexpressed in PDAC. GSEA highlighted enrichment of cilium-related pathways in panCCA, while hypoxia- and matrisome-related signatures were enriched in PDAC.
These preliminary findings highlight the close biological proximity of panCCA and PDAC despite different cell of origin. They provide a foundation for the development of a restricted immunohistochemistry-based diagnostic panel that could be implemented in routine practice after validation in an independent cohort.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 9 :
Titre : Cadherin X: A New Biomarker Of Pancreatic Ductal Adenocarcinoma
Auteur(s) : Amandine Lopez, Sébastien Germain, Rénaté Bonier, Philippe Guigue, Stéphane Audebert, Luc Camoin, Juan Iovanna, Nelson Dusetti, Véronique Rigot, Frédéric André
Présentateur : Lopez Amandine
Email : amandine.lopez@inserm.fr
Affiliation(s) : Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Objectives : Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) remains a challenge in oncology. Indeed, currently available treatments fail to alter overall survival. It is therefore relevant to identify new therapeutic targets offering to patients appropriate therapy. Due to their variable expression during pancreatic carcinogenesis, some cadherins could serve as markers for PDAC. According to this we identified, by using transcriptomic analysis, a cadherin, termed cadherin X (CDHX) in this presentation, whose high expression is associated with reduced patient survival. The aim of this work is to decipher the impact of CDHX on PDAC progression.
Materials and methods : CDHX expression in PDAC was assessed by both transcriptomic analysis and immunohistochemistry using human tissue specimens. We have developed cell models overexpressing CDHX to conduce proteomic analysis. GFP-trap assay was performed to identify CDHX interactome. Fonctionnal role of CDHX was assessed using adhesion, proliferation, and migration assays.
Results : We showed that CDHX is detected early at the plasma membrane of pancreatic inflammatory tissues. The percentage of positive cases is increasing for patients with PDAC. Moreover, CDHX is overexpressed within the basal-like cell subtypes showing the poorer clinical outcome. We identified 253 proteins in the CDHX interactome, 22% of which are associated with cell adhesion. We have characterized CDHX adhesion/invasion behaviors by functional assays.
Conclusions : These findings suggest that CDHX may contribute to PDAC aggressiveness and represents a potential therapeutic target. Further validation using primary cultures and in vivo models are currently being carried out.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 10 :
Titre : Multi-level stratification of pancreatic cancer identifies coexisting mechanisms of drug resistance in PDAC
Auteur(s) : Vladimir CHOCOLOFF, Alex CHAUVIN, Brice CHANEZ, Loïc MOUBRI, Pauline MOUSSARD, Julie ROQUES, Odile GAYET, Philippe SOUBEYRAN, Pascal HAMMEL, Juan IOVANNA, Nelson DUSETTI and Nicolas FRAUNHOFFER
Présentateur : Vladimir CHOCOLOFF
Email : vladimir.chocoloff@inserm.fr
Affiliation(s) : Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM)
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is a highly treatment-refractory tumour with a 5-year survival rate of only 12%. Intratumoural heterogeneity is a major driver of therapeutic failure. This study aimed to develop a single-cell-based stratification of PDAC and to characterize phenotype-specific treatment responses.
Using a bottom-up strategy, we generated a multi-level framework of PDAC cellular states. Twenty-eight phenotypic programs were identified from single-cell RNA-seq data derived from 41 patient-derived cell (PDC) models through independent component analysis and interactome-guided enrichment. Trajectory analysis resolved three evolutionary branches that were grouped into four major modules: M1 (squamous-like), M2 (intermediate), M3 (classical), and M4 (EMT-like). These modules were validated in public single-cell cohorts, in which M3 and M3-associated programs accounted for 50–70% of tumour cell populations in untreated primary tumours.
Clinical validation in two independent patient cohorts (237 adjuvant; 62 metastatic) demonstrated that M3 was associated with more favourable outcomes, whereas M1 and M2 correlated with shorter disease-free and progression-free survival (P = 0.002).
Three module-dependent mechanisms of treatment resistance were identified. M1-associated programs exhibited primary resistance, secondary resistance was linked to the de novo emergence of M4-associated programs following therapy, and M2/M3-associated programs adopted a stress-tolerant persister-like state after treatment.
Together, these findings reveal that multiple parallel mechanisms of drug resistance coexist in PDAC and are determined by tumour cell phenotype. This framework provides a biologically informed stratification of PDAC that may guide patient selection and the development of phenotype-tailored therapeutic strategies.
ABSTRACT CANCER TRANSLATIONNEL 11:
Titre : Genomic Landscape and Prognostic Value of Liquid Biopsy in Pancreatic Ductal Adenocarcinoma: Preliminary Data from a 438-Patient Real-World Cohort.
Auteur(s) : Sarah Blanchet-Deverly, Alice Boilève, Antoine Hollebecque, Michel Ducreux , Claudio Nicotra, Maud Ngocamus, Franck Le-Layo,Gerome Jules-Clément, Cristina Smolenschi, Valérie Boige, Antoine Italiano, Julien Vibert, Elsa Bernard
Présentateur : Blanchet-Deverly Sarah
Email : sarah.blanchet@gustaveroussy.fr
Affiliation(s) : 1.Université Paris-Saclay, Gustave Roussy, Inserm UMR 1361 Cancer Data Science, IHU PRISM National PRecISion Medicine Center in Oncology, Villejuif, France – 2.Gustave Roussy, Department of Medical Oncology, 94805, Villejuif, France
Type : Translationnel
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction: Liquid biopsy enables minimally invasive genomic profiling of pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) and represents a promising tool for prognostic stratification and disease monitoring. We report preliminary results from the analysis of circulating tumor DNA (ctDNA) of a large real-world PDAC cohort.
Materials and methods: Plasma samples from patients with locally advanced or metastatic PDAC collected between 2021 and 2024 were profiled using FoundationOne Liquid CDx (Foundation Medicine), a 324-gene ctDNA NGS panel. Mutational landscape, structural variants (SV), copy number alterations (CNA), tumor mutational burden (TMB), microsatellite instability (MSI) status, and tumor fraction (TF) were assessed. Logistic regression adjusted for TF was used to evaluate metastatic site-specific genomic differences. Overall survival (OS) was analyzed using Kaplan-Meier estimates and Cox multivariable regression.
Results: 470 plasma samples from 438 patients were analyzed, including 29 patients with serial sampling (26 with 2 samples, 3 with 3 samples). The most common metastatic sites were liver (63%) and lung (21%). The median TF was 0.7%. The cohort was predominantly MSS (99%), with a median TMB of 1.3 mut/Mb. The most frequently altered genes were TP53 (69%), KRAS (64%), CDKN2A (18%), and SMAD4 (10%). When restricting the analysis to patients with detectable tumor content (TF >1% or TF 0–1% with ≥1 alteration detected, n=256), KRAS and TP53 mutation rates rose to 90.2% and 88.3%, respectively. Among 260 KRAS-mutated patients, G12D (51%), G12V (23%), and G12R (13%) were predominant; G12D was associated with worse OS than G12V and G12R (14.5 vs 19.3 vs 21.4 months, p=0.006), consistent with data in other solid tumors. SVs were detected in 31 patients. TF and TMB differed significantly by metastatic site (p<0.001 and p=0.008). Although mutation frequencies varied across metastatic sites (KRAS, TP53 and SMAD4), these differences were no longer significant after TF adjustment on logistic regression, suggesting a TF-driven detection bias. In longitudinal analyses, 46% of mutations were newly acquired and 17% lost between serial samples. KRAS mutation (median OS 17.2 vs 34.0 months, p<0.001), high TF (>1%) (15.2 vs 28.8 months, p<0.001), and metastatic site (lung only: 89.8 vs liver only: 18.9 months, p<0.001) were associated with OS. On multivariable analysis, disease stage at diagnosis, metastatic site and KRAS status were independent prognostic factors.
Conclusion: This large real-world liquid biopsy cohort reveals a heterogeneous genomic landscape in PDAC, with site-specific genomic differences largely driven by ctDNA shedding and significant clonal dynamics upon serial sampling. KRAS status, KRAS variant type, and metastatic site are independent prognostic biomarkers. These data support the clinical utility of ctDNA profiling for patient stratification in PDAC and provide a basis for further biomarker-driven studies.
ABSTRACTS CANCER RECHERCHE
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 1 :
Titre : L’adaptation tumorale aux contraintes mécaniques met en évidence une vulnérabilité thérapeutique dans l’adénocarcinome pancréatique.
Auteur(s) : S. Aitbay1,2,3, H. Shalhoub1,2*, R. D’Angelo1,2*, S. Arcucci1,2*, N. Therville1,2, N. Saint-Laurent1, L Ligat1, M Di Luoffo1,2,3, B. Thibault1,2, M. Delarue3, J. Guillermet-Guibert1,2
Présentateur : Guillermet-Guibert Julie
Email : julie.guillermet@inserm.fr
Affiliation(s) : 1 CRCT, Université de Toulouse, Inserm, CNRS, Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse, 3 av Hubert Curien, 31037 Toulouse, France 2 Labex Toucan, Toulouse, France 3 LAAS-CNRS, 7 Av. du Colonel Roche, 31400 Toulouse, Toulouse, France * Those authors equally contributed to this work
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Le cancer du pancréas (PDAC) est caractérisé par une fibrose marquée qui génère des contraintes mécaniques compressives, limitant l’efficacité des traitements. Cependant, l’impact de ces forces sur la plasticité tumorale reste encore mal compris. Nous avons cherché à identifier les voies oncogéniques impliquées dans l’adaptation des tumeurs de PDAC au stress mécanique.
À l’aide du modèle murin KPC et d’approches intégrées combinant immunohistochimie multiplexée, analyse du kinome et élastographie par ondes de cisaillement, nous avons caractérisé l’hétérogénéité tumorale en fonction de la rigidité. Les régions tumorales les plus rigides présentent une activation accrue des voies PI3K et MAPK. In vitro, la compression mécanique induit des altérations morphologiques du noyau, une translocation nucléaire de YAP et une production accrue de fibronectine, associées à un phénotype plus agressif et à l’activation de la voie PI3K.
Nous montrons également que la compression induit une activation dynamique et transitoire de PI3K dépendante de SRC, contribuant à une diminution de la sensibilité aux inhibiteurs de PI3K. Ni les inhibiteurs de SRC ni ceux de KRAS ne sont efficaces seuls dans ce contexte. En revanche, le co-ciblage de PI3Kα et de SRC exerce un effet synergique significatif sur la survie cellulaire. Enfin, les cellules dérivées de métastases apparaissent préadaptées à ces contraintes mécaniques, avec une activation accrue de PI3K et une capacité migratoire renforcée.
Ces résultats mettent en évidence le rôle central du microenvironnement mécanique dans la résistance thérapeutique et suggèrent que le co-ciblage PI3K/SRC constitue une stratégie prometteuse pour le traitement des PDAC rigides.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 2 :
Titre : Characterization of the MUC4–TRPM7 oncogenic complex in pancreatic ductal adenocarcinoma
Auteur(s) : Mauro VEDELAGO 1 , Julie AUWERCX 1 , Marine DEVAUX 1 , Belinda DUCHÊNE 1 , Tristan GIRGIN 1 , Bernadette NEVE 2 , Isabelle VAN SEUNINGEN 1 , Mathieu GAUTIER 1 , Nicolas JONCKHEERE 1
Présentateur : VEDELAGO Mauro
Email : mauro.vedelago@inserm.fr
Affiliation(s) : 1 Univ. Lille, Inserm, CHU Lille, University Picardie Jules Verne, CNRS, U1366-UMR9020 – CRCLille – Cancer Research Center of Lille, Equipe PancResT « Chemoresistance & Therapeutic Targeting in Pancreatic Cancers » 2 Univ. Lille, Inserm, CHU Lille, CNRS, Centre Oscar Lambret, U1366-UMR9020 – CRCLille – Cancer Research Center of Lille, Team EpiCARe « Epigenetics in Cancer Risk and Resistance »
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic Ductal Adenocarcinoma (PDAC) is one of the deadliest cancer worldwide, estimated to be the leading cancer-related death cause by 2040. It is now urgent to find new molecular targets we can exploit in clinics. Our lab showed that the oncomucin MUC4, absent in normal pancreatic tissue, is driving PDAC progression and chemoresistance. Recent evidence indicate that MUC4 knockdown deregulates ion channel expression, specifically the chanzyme TRPM7, which exerts similar functions as the oncomucin MUC4, suggesting these two proteins may act in concert to boost PDAC malignancy. This study aims to characterize the MUC4–TRPM7 oncogenic complex and its functional significance. Using biochemical and biophysical approaches including co-immunoprecipitation, Proximity Ligation Assay (PLA), GST pull-down, we confirmed a specific physical interaction between MUC4 and TRPM7 in PDAC cells. Crucially, patch-clamp electrophysiology revealed that TRPM7 channel activity is functionally dependent on MUC4 expression, as currents were exclusively detectable in MUC4-positive cells. We also showed that MUC4-TRPM7 complex localizes within lipid raft domains at plasma membrane, as cholesterol depletion via methyl-beta-cyclodextrin negatively impacted complex stability and dowstream oncogenic signalling pathways. To delineate the gene regulatory network under control of this complex, we planned to perform a spatial transcriptomics experiment on patient-derived specimens, comparing naive vs chemoresistant PDACs. Our findings show out a novel partnership between a membrane-bound mucin and an ion channel, positioning the MUC4–TRPM7 axis as a critical driver of PDAC pathogenesis and a potential therapeutic vulnerability
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 3 :
Titre : Rôle du variant d’histone MacroH2A1.2 dans l’agressivité du cancer du pancréas
Auteur(s) : Laura PAVIOT1, Emma OLALLA1, Manon RIGAL1, Nihad BOUKROUT1, Nicolas JONCKHEERE1, Isabelle VAN SEUNINGEN1, Audrey VINCENT1, Mouloud SOUIDI1
Présentateur : Laura PAVIOT
Email : laura.paviot@inserm.fr
Affiliation(s) : 1. Univ. Lille, Inserm, CHU Lille, U1366 – CRCLille – Cancer Research Center of Lille, F-59000, Lille, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
L’adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC) est un cancer hautement agressif, marqué par une forte chimiorésistance et un potentiel métastatique élevé. La transition épithélio-mésenchymateuse (TEM) joue un rôle clé dans ces caractéristiques, notamment via des mécanismes épigénétiques tels que l’incorporation de variants d’histones. Le variant macroH2A1.2 (mH2A1.2) est impliqué dans le contrôle de l’identité cellulaire, et dans la progression tumorale de plusieurs cancers. L’analyse de données transcriptomiques publiques révèlent sa surexpression dans le PDAC.
Ce projet vise à caractériser les mécanismes moléculaires régulés par mH2A1.2 dans la TEM et l’agressivité des cellules de PDAC. Des lignées cellulaires HPAC et PANC-89 délétées pour mH2A1.2 ou inhibées transitoirement par siARN, ont été utilisées. Nos résultats montrent que mH2A1.2 favorise les capacités invasives et le potentiel tumorigène/souche in vitro, tout en inhibant la prolifération cellulaire.
Notre hypothèse est que mH2A1.2 régulerait la TEM et contribuerait à l’émergence de phénotypes intermédiaires souches et mésenchymateux, plus invasifs et généralement moins prolifératifs. L’induction de la TEM par le TGF-β s’accompagne d’une surexpression de mH2A1.2 et des marqueurs de TEM, un effet altéré en absence de ce variant selon nos résultats préliminaires. L’analyse transcriptomique de nos lignées suggère l’influence de mH2A1.2 sur l’expression de régulateurs épigénétiques de la plasticité cellulaire.
L’identification des gènes cibles et des partenaires protéiques de mH2A1.2 est en cours, ouvrant la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques ou diagnostiques. Enfin, l’analyse de leurs expressions au cours de la progression tumorale dans des modèles murins, permettra de préciser leurs implications dans le PDAC.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 4 :
Titre : Understanding and targeting mechanisms of resistance to the cytidine deaminase biodegrader and gemcitabine combination in pancreatic cancer
Auteur(s) : Margot Cristol, Marie Sorbara, Damien Varry, Pierre Cordelier, Jérôme Torrisani and Nicolas Bery
Présentateur : Cristol Margot
Email : margot.cristol@inserm.fr
Affiliation(s) : Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse (CRCT), U1037 INSERM – Université Toulouse III – U5071 CNRS, Toulouse, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Resistance to conventional chemotherapeutic agents and/or novel targeted drugs remains a major clinical challenge. Cytidine deaminase (CDA) has been identified as a key regulator of resistance to chemotherapies based on deoxycytidine analogues (e.g. gemcitabine) used to treat a variety of cancers, including pancreatic cancer. In this context, our team developed a CDA biodegrader, which effectively depletes CDA and sensitizes pancreatic cancer cells to gemcitabine in vivo. When a new inhibitor is developed, it is important to identify the molecular and biological determinants that could limit its efficacy to provide rational tackling strategies to overcome these resistance mechanisms. While this is now common for small molecule inhibitors, to date, there are no reports demonstrating whether mechanisms of resistance can arise from long-term treatment with biodegraders. Here, we aim to determine whether resistance mechanisms can emerge from CDA biodegrader/gemcitabine combination in pancreatic cancer cells. Next, we will decipher and target these resistance mechanisms. We showed that resistant clones emerge from long-term combination treatment by in vitro modelling. These clones display all the characteristics of resistant clones: increased IC50 and same proliferation rate than the parental population. Their transcriptomic analysis shows that several hallmarks are enriched in the resistant clones such as epithelial-to-mesenchymal transition and inflammatory response. This analysis also enables the identification of a specific molecular pathway that is only expressed in resistant clones. Current work aims to evaluate the impact of targeting and overexpressing the driver of this pathway on the emergence and/or maintenance of resistance in pancreatic cancer cells.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 5 :
Titre : Les organoïdes de PDAC induisent une dysfonction endothéliale via des signaux paracrines dans un modèle 3D vascularisé
Auteur(s) : Amandine Pitaval, Stéphanie Combe, Isabelle Vilgrain, Emma Dusacq, Elise Lambert, Sophia Coffy, Nelson Dusetti, Arnaud Millet & Xavier Gidrol
Présentateur : Amandine Pitaval
Email : amandine.pitaval@cea.fr
Affiliation(s) : CEA Grenoble /IRIG/BIOMICS
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
L’adénocarcinome pancréatique (PDAC) présente une hypovascularisation atypique au regard de son fort potentiel métastatique. Comment les cellules tumorales du PDAC modulent-elles la structure et la fonction des vaisseaux ?
Méthodes
Nous avons développé un modèle 3D composé (1) d’un compartiment stromal vascularisé (gel de fibrine contenant des cellules endothéliales HUVEC-GFP qui, associées à des fibroblastes primaires, s’auto-organisent en 10 jours) et (2) d’un compartiment tumoral constitué de PDOs (Patient-Derived Organoids) dérivés de cellules dissociées de PDX1 différents, et cultivés pendant 3 semaines à l’interface du gel vascularisé. L’évolution du réseau est suivie par microscopie à fluorescence, puis analysée par microscopie à feuille de lumière et par microscopie électronique à transmission (TEM). Les acteurs moléculaires potentiels sont identifiés par « Cytokines Array » et par analyse transcriptomique.
Résultats
Les PDOs induisent des altérations vasculaires hétérogènes, caractérisées par une diminution progressive de la connectivité endothéliale et une réduction de la surface vasculaire, associées à un remodelage de la matrice extracellulaire. En TEM, la perturbation des jonctions endothéliales et du trafic vésiculaire ainsi que la dilatation du réticulum endoplasmique granuleux traduisent une altération de la cohésion et des fonctions endothéliales et un stress cellulaire important. Ces effets reposent sur une communication paracrine entre PDOs et stroma. Des analyses sont en cours pour identifier les médiateurs impliqués et les modifications d’expression génique endothéliale.
Conclusion
Ce modèle permet d’étudier les dysfonctions endothéliales induites par les cellules cancéreuses dans le PDAC. Il s’agit d’une première étape pour le développement d’une vascularisation cancéreuse sous flux au sein de puces microfluidiques2. Ce modèle microphysiologique devrait permettre d’analyser les conséquences fonctionnelles, et d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 6 :
Titre : Validation et étude moléculaire de nouveaux marqueurs théranostiques de type ubiquitination dans le cancer du pancréas
Auteur(s) : Hery Dinah RATOVONINDRINA, Marion RUBIS, Odile GAYET, Julie ROQUES, Brice CHANEZ, Juan IOVANNA, Nelson DUSETTI et Philippe SOUBEYRAN
Présentateur : Hery Dinah RATOVONINDRINA
Email : dinah.ratovonindrina@inserm.fr
Affiliation(s) : Centre de recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM), INSERM U1068 CNRS UMR 7258, Aix-Marseille Université and Institut Paoli-Calmettes ; Parc Scientifique et Technologique de Luminy, 163 Avenue de Luminy, 13288 Marseille, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
L’adénocarcinome canalaire pancréatique (ACP) reste l’un des cancers les plus mortels, principalement en raison de sa forte résistance aux chimiothérapies. Alors que les altérations génétiques ont été largement caractérisées, les mécanismes de régulation dynamiques, notamment les modifications post-traductionnelles comme l’ubiquitination, restent insuffisamment explorés.
Une analyse protéomique réalisée sur 60 xénogreffes dérivées de patients (PDX) nous a permis d’identifier 37 profils d’ubiquitination associés à la réponse à la gemcitabine, au 5-FU, à l’oxaliplatine et à l’irinotécan. Ces profiles représentent autant de potentiels marqueurs théranostiques (prédictifs de la sensibilité aux traitmetns) que de nouvelles cibles fonctionnelles sur lesquelles agir pour réduire la résistance. Sept candidats (PSMD2, RPS20, SLC3A2, RPS2, CDC42, HNRNPK, HNRNPA1) ont été sélectionnés.
La quantification de l’ubiquitination de ces cibles (par Proximity Ligation Assay) sur un TMA regroupant une vingtaine de PDX a confirmé l’existence de corrélations significatives entre certains niveaux d’ubiquitination et la sensibilité à certains traitements. Ainsi, l’ubiquitination de PSMD2 et RPS20 est associée à une augmentation de la résistance au 5-FU et à l’irinotecan, tandis que celle de SLC3A2 est associée à une sensibilité accrue à l’irinotecan. L’évaluation de l’impact de certaines de ces ubiquitinations sur le phénotype résistant, en combinant mutagenèse dirigée et stratégies de knockdown/rescue, montrent que certaines d’entre elles, comme t l’ubiquitination de RPS2 sur la lysine K58 et de CDC42 sur la lysine K133, peuvent effectivement moduler la sensibilité aux agents cytotoxiques.
Ces résultats soutiennent la valeur théranostique et le rôle fonctionnel de ces ubiquitinations dans la réponse aux chimiothérapies dans le PDAC.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 7 :
Titre : Électrochimiothérapie pour le traitement de l’adénocarcinome pancréatique – Preuve de concept pré-clinique in vitro et in vivo
Auteur(s) : Gabriel Marcellier1, Giovana Bibaki2, Gilles Renault2, Prisca Kitenge Ntonkodi3, Narcisse Luemba3, Marie Frenea-Robin4, Theo Le Berre4, Jerome Cros5, Frederic Prat1
Présentateur : Gabriel MARCELLIER
Email : gabriel.marcellier@aphp.fr
Affiliation(s) : 1) Service d’endoscopie digestive, hôpital Beaujon, Clichy, France 2) Plateforme d’imagerie du petit animal, Institut Cochin, Paris, France 3) CRI UMR 1149, Clichy, France 4) INSA Lyon, France 5) Service d’anatomopathologie, Beaujon, Clichy, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
Le carcinome pancréatique reste de pronostic sombre, justifiant le développement d’approches loco-régionales innovantes. L’électrochimiothérapie (ECT), associant électroporation (EP) réversible et chimiothérapie, apparaît comme une stratégie prometteuse pour augmenter la pénétration intratumorale des agents cytotoxiques. Dans le pancréas, son principal verrou reste toutefois l’accès difficile à la glande, limitant la répétition des traitements. Dans ce contexte, nous développons un dispositif d’ECT endoscope-compatible, évalué à travers deux niveaux expérimentaux : un modèle de tranches tumorales et un modèle murin.
Méthodologie
Deux modèles expérimentaux complémentaires ont été développés. Un modèle ex vivo sur tranches tumorales a été réalisé à partir de pièces opératoires d’adénocarcinome pancréatique humain et de tumeurs murines dérivées de cellules KPC. Les tranches de 250 µm sont maintenues en culture puis traitées par ECT selon un protocole standardisé (8 pulses de 1000 V/cm à 1 Hz), en testant différents agents cytotoxiques. L’outcome principal était la mortalité cellulaire, évaluée notamment par marquage Caspase-3 en lecture anatomopathologique.
En parallèle, un modèle murin a été établi à partir de cellules KPC injectées en sous-cutané chez des souris C57BL/6 immunocompétentes, permettant l’évaluation in vivo de séances répétées d’ECT. L’outcome principal était la croissance tumorale à la troisième semaine (S3) de traitement.
Résultats
Sur le modèle de tranches tumorales, les slices humaines pouvaient être maintenues en culture jusqu’à 7 jours avec une faible mortalité spontanée, et les slices murines jusqu’à 5 jours. Les premières séries comparatives montraient une efficacité significativement supérieure de l’ECT à base de bléomycine par rapport à la bléomycine seule (p=0,028), à l’EP seule (p=0,024) et au témoin (p=0,0017).
Dans le modèle murin, les tumeurs sous-cutanées issues de cellules KPC présentaient une croissance reproductible permettant des traitements répétés. À S3, l’ECT à base de bléomycine entraînait une réduction significative de la croissance tumorale comparativement à la bléomycine seule (p=0,015), à l’EP seule (p=0,014), au témoin (p=0,037) et à la combinaison gemcitabine + EP (p=0,004).
Des expérimentations complémentaires sont en cours, notamment avec le calcium et l’oxaliplatine, ainsi que dans un modèle murin orthotopique.
Conclusion
Ces résultats préliminaires suggèrent un bénéfice de l’ECT à base de bléomycine dans l’adénocarcinome pancréatique sur des modèles pré-cliniques ex-vivo et in-vivo. Ils constituent une base pour le développement de protocoles thérapeutiques utilisant un dispositif échoendoscope-compatible, permettant une approche mini-invasive et potentiellement répétable.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 8 :
Titre : Dérégulation des PI3Ks et cancérogenèse pancréatique : Rôle de l’isoforme de classe III des PI3K, VPS34
Auteur(s) : Elise Baurens-Tran, Camille Guyon, Hala Shalhoub, Fernanda Ramos Delgado, Nicole Therville, Benoît Thibault, Julie Guillermet-Guibert
Présentateur : Baurens-Tran Elise
Email : elise.baurens-tran@inserm.fr
Affiliation(s) : Equipe SigDYN, UMR1037 Inserm/Université Paul Sabatier/CNRS ; Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse, 2 Avenue Hubert Curien, 31037 Toulouse
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
Les étapes précoces du développement de l’adénocarcinome canalaire du pancréas (PDAC) sont induites par une altération de l’homéostasie, associée à des mutations oncogéniques. Vps34 est la seule PI3K de classe III jouant un rôle majeur dans l’autophagie, cruciale pour le maintien de l’homéostasie tissulaire.
Méthodes
Pour mimer l’altération du niveau de cette enzyme retrouvée chez les patients atteints de PDAC, nous avons généré un modèle murin (KCV34lox/+) d’inactivation hétérozygote de Vps34 dans un contexte muté KRASG12D dans le pancréas utilisant la Cre-recombinase sous le contrôle du promoteur Pdx1. Par des approches histologiques, immunohistochimiques et protéomiques (Olink), nous avons comparé ce modèle aux souris KC, seulement mutées KRASG12D. Afin de comprendre ce phénotype, nous avons étudié l’expression génique par RNAseq et le flux autophagique dans des lignées cellulaires issues de ces animaux.
Résultats
Nous observons une augmentation de l’agressivité des lésions pancréatiques des souris KCV34lox/+. Toutes les souris KCV34lox/+ développent dès 6 mois des lésions de haut grade et des tumeurs ainsi que, dans 20% des cas, des macro-métastases, contrairement aux souris KC qui ne présentent en majorité (80% des cas) que des lésions précancéreuses. L’inactivation hétérozygote de Vps34 conduit à une modulation du microenvironnement pancréatique, présentant un plus fort recrutement immunitaire (macrophages, LTCD4+), ainsi qu’une altération du métabolisme lipidique et du stress oxydatif par rapport à la mutation KRASG12D seule.
Conclusion
Dans un contexte muté KRASG12D, la diminution de l’activité de VPS34 conduit à l’augmentation du nombre de lésions pancréatiques de haut grade, accompagnées d’un microenvironnement inflammatoire.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 9 :
Titre : Exploiter la mitochondrie pour lever la chimiorésistance dans le PDAC : criblage de composés synergiques avec les inhibiteurs de PI3K
Auteur(s) : Pombo E., Guillermet-Guibert J., Thibault B.
Présentateur : Pombo Emilie
Email : emilie.pombo@inserm.fr
Affiliation(s) : INSERM, U1037 Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
L’adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC) demeure une pathologie hautement létale, pour laquelle les options thérapeutiques restent limitées. Nos travaux antérieurs ont montré que les isoformes PI3Kα/γ régulent la croissance tumorale via le métabolisme mitochondrial. Nous émettons l’hypothèse qu’un double ciblage des mitochondries et des PI3Kα/γ permet de sensibiliser les cellules tumorales résistantes aux chimiothérapies conventionnelles.
Méthodes
Dans ce contexte, un criblage de 962 composés ciblant les mitochondries (métabolisme, apoptose, etc…) a été réalisé en combinaison avec des inhibiteurs sélectifs des PI3Kα/γ (Alpelisib et Eganelisib) ainsi qu’avec les chimiothérapies communément utilisées dans le traitement du PDAC (Gemcitabine et FOLFIRINOX). Les combinaisons ont été évaluées sur leurs propriétés synergiques et leur capacité à réduire le nombre de cellules vivantes par test colorimétrique CCK-8.
Résultats
Parmi les composés testés, une dizaine a montré une synergie avec les inhibiteurs des PI3Kα/γ, réduisant significativement le nombre de cellules cancéreuses en présence des chimiothérapies comparativement aux traitements seuls. Afin d’explorer l’impact de l’hétérogénéité métabolique observée chez les patients, ces effets ont été étudiés sur plusieurs lignées pancréatiques présentant différents états métaboliques (OXPHOS et glycolytique). Remarquablement, seul le ciblage de voies et de composants mitochondriaux spécifiques permet de sensibiliser les cellules suggérant l’existence d’un mécanisme distinct d’adaptation au traitement.
Conclusion
Ces résultats mettent en évidence le potentiel du co-ciblage mitochondrie–PI3K comme stratégie innovante pour lever la chimiorésistance dans le PDAC et soutenir le développement de « combi-molécules », thérapies intégrant plusieurs de ces médicaments au sein d’une même entité, à forte valeur translationnelle.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 10 :
Titre : A potent cytidine deaminase biodegrader as pan-cancer cells sensitiser to deoxycytidine analogue-based chemotherapies
Auteur(s) : Marie Sorbara 1, Margot Cristol 1, Charlène Lopez 1, Anaïs Faihy 1, Margaux Vienne 1, Naïma Hanoun 1, Constance Manso 1, Alexandre Stella 2, Laetitia Ligat 1, Odile Schiltz 2, Laura Poillet 1, Carine Joffre 1, Pierre Cordelier 1,*, Nicolas Bery 1,*
Présentateur : BERY Nicolas
Email : nicolas.bery@inserm.fr
Affiliation(s) : 1. Univ Toulouse, CNRS, Inserm, CRCT, Toulouse, France 2. Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale (IPBS), Université de Toulouse, CNRS, UPS, Toulouse, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Deoxycytidine analogues (dC) are chemotherapy agents used to treat a range of solid tumours and blood cancers. However, their clinical efficacy is often limited by resistance mechanisms. Cytidine deaminase (CDA) plays a key role in this resistance by deaminating dC analogues into inactive metabolites. Although pharmacological inhibitors targeting the CDA catalytic site have been developed, they exhibit limited efficacy and/or off-target effects. To overcome these limitations, alternative strategies to target CDA are needed. Here, we develop a CDA biodegrader using a cell-based screening approach. This biodegrader consists of an intracellular anti-CDA VHH fused to the SPOP E3 ubiquitin ligase. We demonstrate that the CDA biodegrader is highly specific and effectively depletes CDA across various pancreatic, lung, and acute myeloid leukaemia cancer cell lines. Importantly, it sensitises these cancer cells to dC analogue treatment in vitro and CDA biodegrader combined with the dC analogue gemcitabine leads to pancreatic and lung tumours inhibition in vivo. For translational applications, we deliver mRNA encoding CDA biodegrader via virus-like particles and demonstrate efficient sensitisation of cancer cells to gemcitabine in vitro and in vivo. Overall, our proof-of-concept study highlights that the CDA biodegrader is a feasible strategy to enhance the efficacy of dC analogues in cancer treatment.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 11 :
Titre : Clinical Characterization of Exceptional Long-Term Survivors of Metastatic Pancreatic Ductal Adenocarcinoma
Auteur(s) : Julieta Rodriguez1,2,3 Guillaume Schaller3, Aleksander Kotov3, Nick Riddiford3, Elisabeth Auzias3, Alexandre Yazigi3, Paloma Cejas3,4 , Mohamed A. Bani5, Louis de Mestier6,7, Ulrich Keilholz8, Jean-Yves Blay9,10, Rémy Nicolle3,6 Simon Istolainen3, Fabrice André1,11,12*, Ashley Lakner3* *These authors contributed equally as co-senior authors
Présentateur : Guillaume Schaller
Email : guillaume.schaller@cure51.com
Affiliation(s) : Cure51
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Background
Metastatic Pancreatic Ductal Adenocarcinoma (mPDAC) is associated with a poor prognosis, but identifying clinical and molecular features that distinguish exceptional long-term survivors (LTS) is crucial to define biologically resilient subgroups and guide therapeutic strategies.
Methods
We performed a comprehensive clinico-genomic characterization of the largest cohort of exceptional LTS (OS >= 60 months after stage IV diagnosis), comparing them to a control group (OS between 4 and 15 months from stage IV diagnosis) by analyzing clinical variables, treatment trajectories (including first-line regimen and number of lines), local control strategies (primary tumor and metastatic resection).
Results
We analyzed 101 LTS and 85 controls. The exceptional LTS cohort confirmed a significantly increased OS, with a median of 85 months [68-115] compared to 9 months [6 – 1] (p< 0.001), in the control group. LTS were more likely to be women 48% vs 38% (p=0.061) and a higher proportion of patients who underwent surgical resection (initial or after therapy): 75% vs. 32% (p< 0.001), with 40% of LTS undergoing resection after initial metastatic diagnosis compared to only 2% of controls (p< 0.001). LTS patients had a higher rate of response to first-line therapy (Complete Response: 15% vs. 0% (p=0.032); Partial Response: 40% vs. 18% (p< 0.001)), and a higher median number of lines of systemic therapy (5 lines [4–9] vs. 3 lines [2–4] (p<0.001)), and first-line regimen use of FOLFIRINOX was lower in LTS (74%) compared to controls (90%). Baseline CA19-9 level was significantly lower for LTS vs controls: 59 [39 – 202] vs 400 [36 – 10000] (p=0.015).
Conclusion
Exceptional LTS in metastatic PDAC is strongly associated with an aggressive surgical approach involving local control strategies, a higher number of lines of systemic therapy, a superior initial response to treatment, and a lower initial CA19-9 level. Further elucidation of LTS, however, will require going beyond clinical variables to systematically investigate tumor-intrinsic and host-related features, including the genomic landscape and immune microenvironment that may underpin these rare outcomes.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 12 :
Titre : Modélisation des premières étapes de la tumorigenèse pancréatique sur une puce microfluidique : vers l’identification de biomarqueurs précoces de diagnostic
Auteur(s) : Agathe Neukelmance, Lisa Martin, Antoine Hoang, Pierre Caullet, Marta Sacchi, Nathalie Bertacchi, Yohann Thomas, Yohann Couté, Isabelle Texier, Flora Clément
Présentateur : Neukelmance Agathe
Email : Agathe.NEUKELMANCE@cea.fr
Affiliation(s) : Univ. Grenoble Alpes, CEA, Inserm, IRIG, UA13 BGE, Biomics, 38000 Grenoble, France / Univ. Grenoble Alpes, CEA, LETI-DTIS, 38000 Grenoble, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
L’adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC) est l’un des cancers les plus agressifs, avec un taux de survie à cinq ans de 9%. Cela s’explique notamment par un diagnostic tardif et par l’efficacité limitée des biomarqueurs actuels [1]. Il est donc urgent d’identifier de nouveaux biomarqueurs permettant un diagnostic précoce. Plusieurs facteurs, tels que le diabète, l’obésité [2] et des polluants environnementaux [3], ont été identifiés comme des facteurs de risque.
Ce projet vise à recréer le microenvironnement pancréatique au sein d’une puce microfluidique afin d’étudier la transformation néoplasique précoce des cellules épithéliales exocrines pancréatiques et d’identifier de nouveaux biomarqueurs.
Nous développons des matrices extracellulaires décellularisées (dECM) dérivées de tissus adipeux humains recréant un environnement physiologique sain ou pathologique. Les études protéomiques mettent en évidence une variabilité inter-lots limitée de la composition de la dECM. L’utilisation d’organoïdes pancréatiques (PDO) sains et tumoraux, caractérisés par séquençage d’ARN, a montré que les hydrogels de dECM favorisent leur croissance en maintenant le phénotype des cellules exocrines. La dECM sera modifiée chimiquement via des liaisons covalentes dynamiques pour améliorer sa stabilité mécanique et favoriser son remodelage, et sera fonctionnalisée avec des facteurs métaboliques et environnementaux (glucose, polluants) afin d’étudier ces facteurs de risque sur les stades initiaux de la tumorigenèse pancréatique.
[1] C. Neuzillet, et al. Dig. Liver Dis., vol. 50, no 12, p. 1257 1271, (2018)
[2] R. He, et al., BMC Public Health, vol. 24, no 1, p. 456, (2024)
[3] M. Brugel, et al., Eur. J. Epidemiol., vol. 39, no 11, p. 1241 1250, (2024)
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 13 :
Titre de l’abstract: Metabolic Crosstalk Between PDAC metastatic tumor cells and liver resident cells: Identifying Metabolic Vulnerabilities to target liver Metastasis
Auteur(s) : ZINE EL ABIDINE Raja, KOUSTERIDOU Paraskevi, BERTRAND Pierre, RAHMOUNI Roumeissa, TOMASINI Richard, GUILLAUMOND-MARCHAI Fabienne, EFTHYMIOU Georgios, VASSEUR Sophie
Nom et prénom du présentateur : ZINE EL ABIDINE Raja
Email : raja-sophia.zine-el-abidine@inserm.fr
Affiliation(s) : CRCM, INSERM U1068
Type d’abstract : Recherche fondamentale
Catégorie : Cancer Pancreas
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is an aggressive cancer that metastasizes to the liver. Although PDAC tumor cells metabolic plasticity helps them adapt and survive at the metastatic site, the role of liver resident cells remains poorly understood. My PhD project focuses on the metabolic dialogue between metastatic PDAC cells and liver cells, especially hepatocytes.
To investigate this, we compared murine transcriptomic data from primary PDAC and matched liver metastases, and integrated them with RNA sequencing (seq) data from in vitro PDAC and liver metastasis models. In parallel, we analyzed public single-cell RNA-seq datasets to profile metabolic features of cell clusters in liver metastases and identify interactions between tumor and hepatic cells.
Preliminary observations show that metastatic PDAC cells (mTCs), compared to primary PDAC cells, rewire their metabolism and activate metabolic pathways shared with hepatocyte clusters. This suggests that mTCs adapt to the liver environment, supporting the hypothesis that their survival relies on metabolic flexibility and interactions with hepatocytes.
To explore this crosstalk, we developed an in vitro model using conditioned media from murine hepatocytes. After establishing conditions to produce conditioned media from activated hepatocytes, we treated mouse mTCs with this hepatocyte-derived media. We showed that hepatocyte-secreted factors promote mTC clonogenicity. We are currently exploring, by metabolic tracing, the metabolic crosstalk between hepatocytes and mTCs.
Altogether, these data suggest that metabolic interactions in liver metastasis may represent therapeutic targets to impede PDAC progression. (231 words)
Je m’engage à être présente en cas d’acceptation de mon abstract
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 14 :
Titre : Impact of Liver X Receptor ligands on ANO6-dependant trogocytosis in PDAC
Auteur(s) : Charline Ogier, Philippe de Medina, Fatima Chahbi, Alexandre Pira, Ludmila Recoules, Sandrine Poirot, Marc Poirot, Corinne Bousquet
Présentateur : Charline Ogier
Email : charline.ogier@inserm.fr
Affiliation(s) : U1037 CRCT INSERM
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is an aggressive malignancy with a poor prognosis, characterized by a dense tumor microenvironment enriched in cancer-associated fibroblasts (CAFs). These stromal cells promote tumor growth and metabolic adaptation when they interact with pancreatic cancer cells (PCs). We identified trogocytosis as a novel mechanism of membrane transfer, enabling PCs to acquire nutrients such as cholesterol following PCs’ metabolic heterogeneity. The phospholipid scramblase ANO6 (expressed by CAFs) regulates this process and could be regulated by oxysterols via LXR receptors in immune cells. Here, we hypothesize that trogocytosis is influenced by the metabolic heterogeneity of both PCs and CAFs, particularly at the level of their production of oxysterols. However, the biological context, upstream regulators, and underlying molecular mechanisms of these interactions remain to be elucidated.
We combine transcriptomic analyses with functional assays to characterize cellular signatures associated with trogocytosis, cholesterol metabolism, and clinical outcomes. We further explore regulatory pathways involving oxysterols using lipidomics, metabolic tracing, and genetic approaches.
Preliminary data indicates that trogocytosis varies depending on CAF–PCs combinations and is associated with specific cellular subtypes. In particular, increased trogocytosis correlates with myofibroblastic CAFs (ANO6 high). Additionally, ANO6 targeting and LXR activation by a commercial agonist (GW3965) or by an in-house produced oxysterol also decreased trogocytosis. These findings suggest a link between trogocytosis, cholesterol metabolism, and tumor cell phenotype.
This study shows that trogocytosis drives PDAC progression as a CAF–PC metabolic interaction, potentially regulated by oxysterols, revealing new therapeutic targets in PDAC
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 15 :
Titre : Evaluation of the predictive value of Organoid-derived Extracellular Vesicles for tumor progression and Microenvironment-mediated resistance to FOLFIRINOX
Auteur(s) : C. Rovera1, C. Montenegro1,4, P. Bertrand1, D. Belghoula1, Z. Hussain1, E. Acioli1,4, H. Benistant1, T. Bremont1, M-, S. Tubiana1, F. Matrand1, J. Roques3, N. Dusetti3, S. Audebert2, L. Camoin2, F. Guillaumond1, S. Vasseur1, R. Tomasini1
Présentateur : Rovera Christopher
Email : christopher.rovera@inserm.fr
Affiliation(s) : 1. Equipe DISARM, Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM), INSERM U1068 2. Protéomique et Spectrométrie de Masse, Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille, INSERM U1068, CNRS UMR7258, Institut Paoli-Calmettes, Aix Marseille Université, Marseille, France 3. Equipe Iovanna-Dusetti, Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM), INSERM U1068 4. Research Center for Th
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Resistance to chemotherapy in pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is due to molecular alterations in tumour cells and their microenvironment. Tumour cells modify and educate neighbouring and distant cells to create a supportive microenvironment. This stroma is composed of cancer-associated fibroblasts (CAFs) and the extracellular matrix they produce or degrade, regulating tumour proliferation, invasion and chemoresistance. There is growing evidence that extracellular vesicles (EVs) play a key role in tumour intercellular dialogue and may be effective biomarkers of cancer progression. However, few studies take into account the intra-tumour and inter-patient heterogeneity of tumour cells and CAFs, resulting in a lack of tools for predicting the onset of metastasis and response to treatment.
We took advantage of the availability, here in Marseille, of a large cohort of PDAC-patient-derived tumor cells organoids (Pacaomics), and our own biobank of CAFs we have in the lab. By combining in vitro models of inter-cellular dialogue and mass spectrometry proteomics (LC-MS/MS), we aim to identify biomarkers of tumor progression and chemotherapeutic resistance.
First, we characterized the composition of the EVs (vesiculome) from 26 different organoids. The analysis of this vesiculome clusterize together non-detected metastasis patients with a poor survival (« borderline patients ») and patients with metastasis, at the contrary of resected patients, suggesting that organoid EVs can have a predictive value.
Second, we analyzed the response of CAF treated with organoid EVs and the proteomic composition of the matrix they produce (matrisome). Interestingly, the analysis of this matrisome clusterize together again the matrices of CAF treated with the borderline patients organoid-derived EVs and the one from patients with metastasis. Our results suggest that the content of organoid EVs is efficiently processed by CAF in the matrix and that the matrix can also be a source of specific signature related to the clinical picture of patients.
Using a tumour spheroid model, we analysed the sensitivity of tumour cells to FOLFIRINOX when exposed to organoid EVs. This test identifies two groups of EVs, one protecting against the cytostatic effects of FOLFIRINOX and the other not, which differ from the clinical classification. Moreover, we directly co-cultured organoids in the matrix of CAFs treated with organoid EVs and analysed their response to FOLFIRINOX. This test also identifies two groups of matrices linked to different levels of sensitivity to FOLFIRINOX.
Using these different models, we identify extracellular vesicles and matrices associated with chemoresistance that enable patients to be classified differently from the usual clinical diagnosis. We are now reimposing this new clustering on the proteomics data in order to identify and validate vesicular and matrix signatures specific to the response to chemotherapy. Finally, this work could identify new biomarkers and therapeutic targets to prevent PDAC progression and give clinicians new tools to guide patients towards the best treatment they need.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 16 :
Titre : Three-Dimensional Reconstruction of Angiogenesis in Pancreatic Neuroendocrine Tumours Using AI-Assisted Histological Image Analysis
Auteur(s) : Matthieu Tihy (1,2) , Anais Chassac (2,3) , Audrey Beaufils (1), Thomas Hunaut (4), Louis de Mestier (1,4), Jérôme Cros (1,2), Anne Couvelard (2,3)
Présentateur : Matthieu Tihy
Email : matthieu.tihy@aphp.fr
Affiliation(s) : 1 Department of Pathology, Université Paris Cité, UMR1149, Beaujon University Hospital, APHP.Nord, Clichy, France. 2 Centre of Research on Inflammation (CRI), INSERM U1149, Paris, France; CRI, Paris 3 Department of Pathology, Université Paris Cité, UMR1149, Bichat University Hospital, APHP.Nord, Paris, France. 4 Department of Pancreatology and Digestive Oncology, Université Paris Cité, UMR1149, Be
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic neuroendocrine tumours (PanNETs) are characterized by heterogeneous vascular organizations that carry important, yet poorly understood, biological and prognostic implications. Conventional 2D histology does not fully capture the spatial complexity of angiogenesis or relationship with tumour cells. We aimed to develop a 3D histological workflow to reconstruct tumour vascular architecture and its impact on PanNETs biology.
Three PanNET cases were selected for pilot analysis. For each case, a 1.2-mm tissue block was serially sectioned into approximately 300 sections of 4 µm thickness. Fifty-six sections per case were stained with HES and digitized at high resolution. Whole-slide images were realigned using VALIS. Cell detection and cell-type attribution were performed using an in-house IA model. These data were integrated to reconstruct the vascular network and assess spatial relationships between vessels and tumour cells. The analytical framework was designed to quantify vessel density, diameter, branching, and tumour-vessel distances, while preserving unstained sections for subsequent analyses of tumour heterogeneity.
This workflow enabled coherent 3D reconstruction of vascular structures. Preliminary analyses demonstrated the technical feasibility of combining digital slide registration with AI-based cell detection for volumetric vascular mapping. Beyond conventional morphometric parameters, the reconstructed volumes provided a framework for extracting 3D architectural descriptors of the vascular network, including fractal metrics such as the Hurst index. Preserved unstained sections may also support future analyses of molecular or spatial tumour heterogeneity in relation to the vascular architectures.
AI-assisted 3D histological reconstruction is feasible in PanNETs and provides a promising approach for quantitative characterization of tumour angiogenesis.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 17 :
Titre : NUPR1 – Taking Control of Iron Metabolism to Target PDAC
Auteur(s) : Emma Cosialls, Matias Estaras, Joséphine Shabani, Nelson Dusetti and Juan Iovanna
Présentateur : Emma Cosialls
Email : emma.cosialls@inserm.fr
Affiliation(s) : INSERM U1068, CRCM
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal carcinoma (PDAC) is one of the most aggressive and lethal malignancies, largely due to its late diagnosis and resistance to chemotherapy. Nuclear protein 1 (NUPR1), a stress-inducible transcription factor, is overexpressed in many cancers and associated with poor prognosis, making it a promising therapeutic target. We have developed a NUPR1 inhibitor, ZZW-115, which demonstrates strong anticancer effects both in vitro and in vivo. Recent studies, including our own, have shown that ZZW-115 induces ferroptosis in a mitochondria-dependent manner. Ferroptosis has been shown to be effective against cancer cells resistant to conventional therapies. Given that dysregulated iron metabolism has been described as marker of poor prognosis PDAC, we investigated the role of iron in tumor progression and in ZZW-115-mediated cell death.
We found that, unexpectedly, iron supplementation tends to attenuate ZZW-115-induced cell death. Mechanistically, NUPR1 inhibition alters lysosomal function and induces the accumulation of ferritin, the iron storage protein, within lysosomes, independently of cellular iron level. This leads to iron imbalance within the cells, and affects mitochondrial functions which mainly rely on iron level, ultimately leading to cell death. Importantly, iron supplementation, bypass lysosomal dysfunction, fuel mitochondria and rescue mitochondrial damages caused by ZZW-115.
Targeting NUPR1 emerge as a novel strategy to disrupt both iron homeostasis and lysosomal function, and offering a promising strategy to modulate metabolism and treat PDAC. We demonstrate that intracellular iron level plays a protective role against damages resulting from NUPR1 inhibition. Our results uncover an exploitable iron-dependent metabolic vulnerability in PDAC that could be targeted to improve therapeutic outcomes.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 18 :
Titre de l’abstract : Immune reprogramming in the hematopoietic niche associated to PDAC
Auteurs : Fanny Matrand, Melissa Giroudoux, Fanny Hidalgo-Villeda, Julien Vernerey, Pierre Bertrand, Elena Lopresti, Brice Chanez, Richard Tomasini, Erinn Soucie
Présentateur : Fanny Matrand
Affiliation : Inserm U1068
Abstract type Recherche et catégorie Cancer
Contenu :
While immunotherapy has brought new hope for other cancers, PDAC has a complex tumor microenvironment (TME) responsible for suppressing the anti-tumor immune response and promoting resistance to immune therapies. Tumor-associated macrophages dominate PDAC immune landscape, thereby shaping this immunosuppressive barrier. Tumor and stomal cell secreted factors extend beyond the PDAC TME, reaching the bone marrow. Here, we explore the impacts of this systemic signalling on adaptation of immunity and remodelling of the hematopoietic niche to support tumor progression.
We analysed bone marrow–derived stem cells and bone marrow–derived macrophages (BMDMs) from mice with PDAC compared to controls. In parallel, we assessed the functional consequences of this potential immune training on tumor progression in vivo using chimeric mouse model.
We show a series of epigenetic changes in bone marrow–derived populations that correlate with immune reprogramming in tumor-bearing mice. It appears that this reprogramming is heritable, supporting a model of tumor-trained immunity.
We show that BMDMs from these tumor-bearing mice displayed a pro-tumor phenotype upon ex vivo stimulation with PDAC-conditionned media.
Functionally, our data suggest that this training was associated with increased tumor growth.
Epigenetic signatures identified in circulating monocytes from PDAC patients support the existence of this model in humans and suggest a potential biomarker for earlier detection.
Overall, we propose a new model of trained immunity to explain how the immune system adapts in response to circulating tumor factors. Epigenetic reprogramming linked to this process could provide a therapeutic target to regulate anti-tumor immune response in PDAC.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 19
Titre : Sig1R, a key mediator of the secretory capacity of CAFs: Direct impact on sensitivity to FOLFIRINOX
Auteurs : BELGHOULA Djamila, MONTENEGRO Claudio, TUBIANA Sarah, BORGESE Franck ; SORIANI Olivier, TOMASINI Richard
Présentateur : BELGHOULA Djamila
Email : djamila.belghoula@inserm.fr
Affiliation : INSERM U1068
>RECHERCHE
>CANCER
Sig1R, a key mediator of the secretory capacity of CAFs: Direct impact on sensitivity to FOLFIRINOX
The sigma-1 receptor (Sig1R) is a transmembrane chaperone protein that regulates the conductance and signaling of numerous ion channels. We previously demonstrated that, in pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) tumor cells, Sig1R activates a calcium-dependent potassium channel, SK2, thereby enhancing their pro-oncogenic properties. The use of 1S, a pharmacological analog targeting Sig1R, induced a reduction in tumor proliferation in the KIC model and improved animal survival. Unexpectedly, treatment with 1S also led to a decrease in extracellular matrix (ECM) deposition within these tumors.
Known to be major players in intercellular communication, cancer-associated fibroblasts (CAFs) contribute, among other functions, to ECM production, promoting a dense tumor microenvironment and resistance to therapy. In this context, my hypothesis is that Sig1R expression in CAFs plays a role in their secretory capacities, thereby influencing treatment resistance.
Using pharmacological inhibitors and genetic tools, my preliminary results show that loss of Sig1R in CAFs modulates their subtypes and certain characteristics (proliferation, contractility), while also affecting their ability to secrete extracellular vesicles and ECM components. My data further demonstrate that the absence of Sig1R in CAFs alters the sensitivity of tumor cells to FOLFIRINOX.
Altogether, our findings support the hypothesis that Sig1R is a key regulator of CAF biology, with direct consequences on the sensitivity of pancreatic tumor cells to FOLFIRINOX.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 20
*Titre de l’abstract : Voies métaboliques dérégulées comme cibles thérapeutiques dans le cancer du pancréas résistant au FOLFIRINOX.
*Auteur(s): Hamame Afaf 1,2, Elodie Metay 1,2, Audrey Vincent 3,4, Claudio MONTENEGRO 1,2, Pierre BERTRAND 1,2, Paraskevi KOUSTERIDOU 1,2, Tomasini Richard 1,2,3, Fabienne Guillaumond 1,2,3, Vasseur Sophie 1,2,3.
*Nom et prénom du présentateur Poster: Afaf HAMAME
*Affiliation(s):
1Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM), U1068, Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), F-13009, Marseille, France.
2Institut Paoli-Calmettes (IPC) Marseille, France.
3Université Aix-Marseille (AMU), UM1 05, F-13284, Marseille, France.
4Université de Lille, CHU Lille, UMR9020-U1277, CANTHER – Cancer Heterogeneity, Plasticity and Resistance to Therapies.
*Type d’abstract : Recherche.
*Contenu de l’abstract:
Le carcinome canalaire pancréatique (PDAC) est une tumeur hautement létale aux options thérapeutiques limitées. La reprogrammation métabolique contribue à son mauvais pronostic et constitue une cible prometteuse. Malgré l’utilisation du FOLFIRINOX (FFX) en première ligne, la chimiorésistance reste fréquente. Nous avons développé une étude in silico visant à identifier des gènes métaboliques associés à la résistance au FFX. Des modèles PDX de PDAC traités sur trois générations (F0–F3) ont été classés en résistants (≥30 % de croissance tumorale) ou sensibles. Les gènes différentiellement exprimés (|logFC| ≥1,5; p adj ≤0,05) ont été sélectionnés selon leurs fonctions métaboliques regroupés par analyses d’enrichissement. Deux voies métaboliques apparaissent altérées : l’activation du métabolisme de la fucose via FUOM et l’inhibition de la voie de la bilirubine impliquant BLVRA. Ces signatures sont corrélées à la survie des patients cohortes in silico.
Particulièrement intéressés à BLVRA dont la dérégulation pourrait être liée à l’hyperbilirubinémie observée chez les patients de mauvais pronostic ainsi qu’à l’ictère clinique. Des modèles cellulaires résistants au FFX en 2D et 3D ont été générés, montrant une faible expression de BLVRA comparée aux cellules sensibles. Ces résultats suggèrent que BLVRA pourrait représenter une cible thérapeutique clé pour restaurer la sensibilité au FFX. Expériences en cours afin d’évaluer l’impact de l’anaérobiose ainsi que l’ajout de métabolites bilirubine et biliverdine sur son expression et réponse tumorale. BLVRA pourrait être une cible efficace pour transformer la résistance en sensibilité au FFX et réduire la nécessité de fortes concentrations de chimiothérapie hautement cytotoxique.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 21 :
Titre : Targeting GSPT1 Suppresses Drug-Tolerant Persister Formation during KRAS Inhibition in PDAC
Auteur(s) : Léa Fevrier1, Morgane LeBras1, Mehdi Liauzun2, Clémence Guillon3, Cédric Fabre1, Christine Jean1, Bertrand Fabre3, Corinne Bousquet1, Yvan Martineau1
Présentateur : FEVRIER Léa
Email : lea.fevrier@inserm.fr
Affiliation(s) : 1Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse, INSERM U1037, Toulouse, France. 2Stress and Cancer Laboratory, Institut Curie, Paris, France. 3Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale, Toulouse, France.
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Drug-tolerant persister (DTP) cells emerge under targeted therapy and survive in a reversible, quiescent-like state, contributing to acquired resistance. In pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC), KRAS G12D inhibitors such as MRTX-1133 show strong preclinical efficacy, yet resistance rapidly develops. Increasingly, non-genetic mechanisms – including adaptive changes in mRNA translation – are implicated in DTP formation. MYC and GSPT1, identified as essential in RAS-mutant cells, are known to regulate translation initiation and termination, respectively. We investigated whether targeting MYC/GSPT1 disrupts the translational adaptations required for DTP establishment during RAS inhibition.
We modeled DTP formation under sustained RAS inhibitor (RASi) exposure in human PDAC cell lines. Cells were treated with KRAS or pan-RAS inhibitors (MRTX-1133, zoldonrasib, BI-2865, RMC-6236) alone or combined with MYC/GSPT1 degraders (A80.2HCl, MRT-2359). Genetic perturbations (MYC and GSPT1 knockdown or overexpression) were used to validate mechanistic findings. Efficacy was further assessed in a PDAC xenograft model.
RASi treatment induced cell death in most PDAC cells, while a subset entered a reversible DTP state marked by reduced protein synthesis and proliferative arrest. Co-treatment with RASi and MYC/GSPT1 degraders markedly suppressed DTP formation and further reduced protein synthesis. Notably, these degraders selectively targeted GSPT1 without detectable MYC degradation, indicating GSPT1 as the principal mediator. Consistently, MYC overexpression did not promote DTP formation, whereas expression of a non-degradable GSPT1 variant rescued DTP emergence despite combination treatment. In vivo, the combination demonstrated sustained activity and specificity.
These findings identify translational termination, mediated by GSPT1, as a critical vulnerability in DTP cells under RAS inhibition. Co-targeting GSPT1 and KRAS effectively suppresses DTP emergence, supporting a rational combination strategy to delay resistance in PDAC.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 22 :
Titre : A robust approach for cellular atlas in PDAC
Auteur(s) : Celine GUO Usama AKHTAR Camille PIGNOLET Remy NICOLLE
Présentateur : Celine GUO
Email : celine.guo@inserm.fr
Affiliation(s) : Université Paris Cité, Centre de Recherche sur l’Inflammation (CRI), INSERM, U1149, CNRS, ERL 8252, F-75018 Paris, France
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Cellular atlases provide insights into the heterogeneous cell states that define PDAC. Integrating multiple datasets remains challenging due to the strong batch effects that arise from differences in datasets and technologies. Moreover, cell type annotation is made difficult by the hierarchical structure of cellular identities, characterized by both discrete cell types and continuous state transitions. Here, we present a new approach that overcomes these challenges while capturing cellular heterogeneity without relying on arbitrary parameter choices, a common limitation of traditional workflows.
We used CellStates (P. Grobecker et al.), a parameter-free tool, applied independently to each sample to cluster cells. Pseudobulk profiles were generated with a minimum of 10 cells per pseudobulk. Consensus hierarchical clustering was repeated 100 times with 80% subsampling of genes and pseudobulks. The optimal number of clusters was determined favoring partitions that maximize stability gains along the tree.
We compiled a comprehensive PDAC dataset integrating 12 public datasets, totaling at least one million cells, 12219 pseudobulks and 282 samples . Samples represent diverse biological and technical conditions: normal/primary/metastatic tumors, treated and untreated samples, surgery and biopsies, and multiple technologies.
The resulting cellular atlas reveals a structured set of clusters integrating datasets from different pathological states, while minimizing batch effects. Comparison with publicly available cell type annotations confirmed the biological coherence and cell type specificity of our clusters, which reflect not only distinct cell types but also potential cell states.
We developed a robust and reproducible method for constructing a cellular atlas across heterogeneous datasets. This approach enables the unbiased characterization of PDAC cell states.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 23 :
Titre : Exploration of metabolic and matrisomal adaptations that drive the dissemination of PDAC to the liver
Auteur(s) : Georgios Efthymiou (1), Paraskevi Kousteridou (1), Pierre Bertrand (1), Raja-Sophia Zine El Abidine (1), Rémy Nicolle (2), Jérôme Cros (2, 3), Jean-Armel Voutier (2, 3), Heather Carr (4), Issam Ben-Sahra (4), Richard Tomasini (1), Fabienne Guillaumond (1), Sophie Vasseur (1)
Présentateur : EFTHYMIOU Georgios
Email : georgios.efthymiou@inserm.fr
Affiliation(s) : 1. Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille, INSERM U1068, CNRS UMR7258, Institut Paoli-Calmettes, Aix Marseille Université, Marseille, France 2. INSERM U1149, Centre de Recherche sur l’Inflammation, Paris, France 3. Department of Pathology, FHU MOSAIC, Beaujon-Bichat Hospitals, AP-HP, Université Paris-Cité, Paris, France 4. Feinberg School of Medicine, Northwestern University, Chicago, IL
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
Throughout PDAC progression, tumor cells (TC) undergo metabolic and matrisomal reprograming that promotes dissemination. They also remotely remodel the metabolic and extracellular matrix (ECM) landscape of the liver, where metastases dictate patient survival. Once in the liver, TC interact with hepatocytes and hepatic stellate cells (HSC) for metabolite exchange and generation of desmoplasia that boost TC growth and survival. Understanding the molecular background of the pre-metastatic niche (PMN), and of the intercellular communication in metastasis will allow the identification of metastasis-specific vulnerabilities to intercept metastasis and improve patient survival.
Methodology
By integrating (spatial) transcriptomics, metabolomics, and functional ECM analyses, we mapped metabolic and ECM alterations in pre-metastatic and metastatic liver. Functional analyses on metabolic and ECM features were performed by co-culture of hepatocytes and HSC with primary PDAC cells to study the PMN, or with metastatic TC to mimic cellular communication in liver metastasis.
Results
The liver PMN is characterized by specific metabolic and matrisomal features that involve amino acid metabolism, reactive oxygen species, and hypoxia, as well as pathways that control ECM remodeling and tissue architecture.
Within the metastatic site, TC are auxotrophic for tyrosine which is provided by the adjacent hepatocytes. Interestingly, pharmacological inhibition of tyrosine metabolism in metastatic TC hinders their tumorigenic potential.
Conclusions
PDAC-mediated liver remodeling occurs prior to metastasis, and involves metabolic and ECM modifications, the metastasis-promoting role of which is currently under study.
Intercellular dependencies within the metastatic site (i.e. tyrosine) may constitute metastasis-specific vulnerabilities for pharmacological targeting to improve patient outcomes.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 24 :
Titre : Toward a Consensus CAF Classification in PDAC through Fibroblast-like Cell Integration and robust Marker Identification
Auteur(s) : Margaux Dore, Morgane Le bras, Jacobo Solorzano, Mehdi Liauzun, Corinne Bousquet, Yvan Martineau
Présentateur : Margaux Dore
Email : margaux.dore@inserm.fr
Affiliation(s) : Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse (CRCT), INSERM U1037, Université Toulouse III Paul Sabatier, ERL5294 CNRS, Toulouse, France.
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) is the fourth leading cause of cancer-related death in Europe and is characterized by a dense tumor microenvironment mainly composed of cancer-associated fibroblasts (CAF). CAF represent a heterogeneous population that plays a pivotal role in tumor progression and therapy resistance. Among the proposed subtypes, the two most commonly described are myofibroblastic CAF (myCAF) and inflammatory CAF (iCAF), although additional states have been suggested. However, no consensus classification exists for these CAF subtypes. This study aims to provide a consensus CAF classification in PDAC.
We refined CAF classification through an integrative bioinformatic approach using publicly available single-cell RNA sequencing (scRNA-seq) datasets comprising 100 human samples. Fibroblast-like populations were systematically used as a reference to identify subtype-specific markers and to better resolve CAF clusters lacking clear markers by comparing them with less differentiated fibroblast states. The identified CAF subtypes were then validated in an independent publicly available scRNA-seq dataset comprising 57 human samples. Ongoing characterization includes spatial transcriptomics and analyses of patient-derived PDAC CAF cell lines.
We identified eight CAF populations, largely consistent with previously reported subtypes, including myCAF and iCAF, for which we defined robust and reproducible markers enabling reliable cross-dataset identification. All populations were reproducible across datasets and techniques. One « hypoxic » CAF subtype is associated with poor patient prognosis and is currently being characterized in vitro. Incorporation of fibroblast-like populations enabled the identification of a « naive » CAF cluster, primarily expressing pan-CAF markers and suggesting a less differentiated state within the CAF continuum.
Integrating fibroblast-like populations into CAF classification enhances the robustness and reproducibility of subtype-specific markers and provides a framework for consensus CAF annotation across scRNA-seq datasets. Our findings further identify a less differentiated CAF state and a hypoxic subtype associated with poor prognosis, offering new insights into CAF heterogeneity and its implications in PDAC biology.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 25 :
Titre : Three-Dimensional Reconstruction of Angiogenesis in Pancreatic Neuroendocrine Tumours Using AI-Assisted Histological Image Analysis
Auteur(s) : Matthieu Tihy (1,2) , Anais Chassac (2,3) , Audrey Beaufils (1), Thomas Hunaut (4), Louis de Mestier (1,4), Jérôme Cros (1,2), Anne Couvelard (2,3)
Présentateur : Matthieu Tihy
Email : matthieu.tihy@aphp.fr
Affiliation(s) : 1 Department of Pathology, Université Paris Cité, UMR1149, Beaujon University Hospital, APHP.Nord, Clichy, France. 2 Centre of Research on Inflammation (CRI), INSERM U1149, Paris, France; CRI, Paris 3 Department of Pathology, Université Paris Cité, UMR1149, Bichat University Hospital, APHP.Nord, Paris, France. 4 Department of Pancreatology and Digestive Oncology, Université Paris Cité, UMR1149, Be
Type : Recherche
Catégorie : Cancer
Contenu de l’abstract :
Pancreatic neuroendocrine tumours (PanNETs) are characterized by heterogeneous vascular organizations that carry important, yet poorly understood, biological and prognostic implications. Conventional 2D histology does not fully capture the spatial complexity of angiogenesis or relationship with tumour cells. We aimed to develop a 3D histological workflow to reconstruct tumour vascular architecture and its impact on PanNETs biology.
Three PanNET cases were selected for pilot analysis. For each case, a 1.2-mm tissue block was serially sectioned into approximately 300 sections of 4 µm thickness. Fifty-six sections per case were stained with HES and digitized at high resolution. Whole-slide images were realigned using VALIS. Cell detection and cell-type attribution were performed using an in-house IA model. These data were integrated to reconstruct the vascular network and assess spatial relationships between vessels and tumour cells. The analytical framework was designed to quantify vessel density, diameter, branching, and tumour-vessel distances, while preserving unstained sections for subsequent analyses of tumour heterogeneity.
This workflow enabled coherent 3D reconstruction of vascular structures. Preliminary analyses demonstrated the technical feasibility of combining digital slide registration with AI-based cell detection for volumetric vascular mapping. Beyond conventional morphometric parameters, the reconstructed volumes provided a framework for extracting 3D architectural descriptors of the vascular network, including fractal metrics such as the Hurst index. Preserved unstained sections may also support future analyses of molecular or spatial tumour heterogeneity in relation to the vascular architectures.
AI-assisted 3D histological reconstruction is feasible in PanNETs and provides a promising approach for quantitative characterization of tumour angiogenesis.
ABSTRACT CANCER RECHERCHE 26 :
Abstract : Rôle des canaux calciques dans les processus de dissémination métastatique de l’adénocarcinome canalaire pancréatique
Clémence Burnichon1 , Clément Cordier1 , Enora Covez1 , Dorian Valcke1 , Laurent Allart1 , Nathalie Jouy2 , Emilie Floquet2 , Aurélien Haustrate1 et Natacha Prevarskaya1 1.Laboratoire CRCLille « Cancer Research Center of Lille », équipe IoniC, UMR9020 CNRS, U1366 Inserm, Université de Lille, CHU de Lille, Villeneuve d’Ascq, France. 2. PLBS, BICeL Plateau de Cytométrie Campus Santé, US41- UAR 2014, CNRS, Inserm, Université de Lille, CHU de Lille, Institut Pasteur de Lille, Lille, France. L’adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC) est caractérisé par une dissémination métastatique précoce et une forte résistance aux traitements. Les canaux calciques membranaires, notamment ORAI1, TRPC1 et TRPV6, sont impliqués dans la progression tumorale, mais leur rôle au cours des différentes étapes de la cascade métastatique reste mal caractérisé. Cette étude vise à déterminer leur expression, leur fonctionnalité et leur contribution aux propriétés invasives des cellules de PDAC. Les lignées humaines PANC-1 et MiaPaCa-2 ont été utilisées. L’expression d’ORAI1, TRPC1 et TRPV6 a été analysée par RT-qPCR, Western blot et cytométrie en flux. Leur implication dans l’homéostasie calcique a été évaluée par imagerie calcique, tandis que leur rôle fonctionnel a été étudié après répression génique par siARN à l’aide de tests de migration, d’invasion et de transmigration endothéliale. La diminution de l’expression de ces canaux réduit significativement les capacités de migration, d’invasion et de transmigration endothéliale, favorisant l’accès à la circulation systémique. En parallèle, la perte d’adhérence cellulaire induit une diminution de leur expression membranaire, associée à une réduction de l’entrée capacitive du calcium (SOCE) et de l’amplitude des réponses calciques. Ces résultats montrent qu’ORAI1, TRPC1 et TRPV6 contribuent aux propriétés pro-métastatiques des cellules de PDAC. Ils révèlent que leur expression membranaire et leur activité sont dynamiques et dépendent de l’état d’adhérence cellulaire. Ces observations suggèrent ainsi que le potentiel thérapeutique de ces canaux comme cibles varie selon le contexte cellulaire et les étapes de la cascade métastatique. Mots-clés : adénocarcinome canalaire pancréatique, cascade métastatique, canaux calciques, SOCE.
ABSTRACTS NON CANCER CLINIQUE
ABSTRACT NC 1 :
Titre : Comment prendre un charge un ligament arqué médian lors de la duodenopancréatectomie céphalique? Stratégies thérapeutiques et impact sur les résultats periopératoires
Auteur(s) : Elena Fernandez-de-Sevilla, Maxime K. Collard, Raffaele Vincenzo de la Rosa, Sophie Laroche, Iolanda Scoleri, Mehdi Boubaddi, Charles de Ponthaud, Julie Perinel, Julie Leclerc, Ruth Bustamante, Pietro Addeo, Rim Cherif, Ahmet Ayav, Mustapha Adham, Sebastien Gaujoux, Christophe Laurent, Stephanie Truant, Antonio Sa Cunha, Laurent Sulpice, Maximiliano Gelli
Présentateur : Elena Fernandez de Sevilla
Email : Elena.FERNANDEZ-DE-SEVILLA@gustaveroussy.fr
Affiliation(s) : Département d’anesthésie, chirurgie et radiologie interventionnelle, Hôpital Gustave Roussy, Université Paris-Saclay, Villejuif, France Service de chirurgie hépatobiliaire et digestive, Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, Rennes, France Centre Hepatobiliaire-Henri Bismutth, AP-HP Hôpital Paul-Brousse, Université Paris-Saclay, Villejuif, France Service de chirurgie digestive et transplanta
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction :
Le ligament arqué médian (LAM) peut entraîner une sténose du tronc cœliaque (TC). Bien que souvent asymptomatique, cette condition peut provoquer des ischémies hépatiques, spléniques ou digestives sévères après duodénopancréatectomie céphalique (DPC). Les modalités optimales de diagnostic et de prise en charge restent débattues.
Objectif : Évaluer les stratégies de prise en charge et les résultats périopératoires des patients présentant un LAM opérés par DPC.
Méthodes :
Étude rétrospective multicentrique menée dans dix centres français à haut volume, incluant les patients diagnostiqués avec un LAM (significatif hémodynamiquement ou non) ayant eu une DPC entre 2005 et 2024. Les modalités diagnostiques, thérapeutiques et les complications postopératoires ont été analysées.
Résultats :
Une sténose du TC liée au LAM a été suspectée chez 1,3 pour cent des patients (115 sur 8676), dont 59 cas (0,7 pour cent) significatifs. Le diagnostic était préopératoire dans 90 pour cent des cas. Une endoprothèse préopératoire a été réalisée chez 8 patients (13,8 pour cent), une libération intraopératoire du LAM chez 48 patients (82,8 pour cent) et une reconstruction vasculaire primaire chez 2 patients (3,4 pour cent). Sept échecs de libération (14 pour cent) ont nécessité une reconstruction secondaire.
Les complications sévères (Clavien–Dindo ≥ III) concernaient 25 pour cent des patients, incluant fistule pancréatique B/C (10 pour cent), fistule biliaire (6,9 pour cent) et hémorragie (15 pour cent). Cinq patients (4,5 pour cent) ont présenté des complications ischémiques, dont quatre hépatiques et une digestive, avec deux directement liées au LAM. La mortalité postopératoire était de 4,3 pour cent, dont deux décès d’origine ischémique.
Conclusion :
Le LAM est rare mais cliniquement significatif après DPC. Son identification préopératoire est essentielle pour prévenir des complications ischémiques graves et adapter la stratégie thérapeutique.
ABSTRACT NC 2 :
Titre : Caractéristiques et évolution de la pancréatite aiguë dans un centre hospitalier de Nouakchott : étude rétrospective 2024–2025
Auteur(s) : Ahmed Mohamed Mahmoud MEIMINE, Aichetou Abdelkader, Mohamed VALL LOULEID, Mohamed Mahmoud Ahmed jiddou,wiem MARSIT, Mohamed yeslem Jaroullah
Présentateur : Mohamed Mahmoud MEIMINE Ahmed
Email : ahmedmeimine@hotmail.fr
Affiliation(s) : 1,2,3,,5,6 :centre hospitalier Cheikh zayed de Nouakchott . 4: hôpital militaire de Nouakchott
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction :
La pancréatite aiguë est une urgence fréquente en gastro-entérologie, pouvant engager le pronostic vital. Cette étude vise à décrire les caractéristiques épidémiologiques, étiologiques et évolutives des patients pris en charge dans un service de gastro-entérologie
Méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective menée au service de gastro-entérologie de l’Hôpital Cheikh Zayed de Nouakchott sur une période de deux ans (2024–2025). Trente-deux patients hospitalisés pour pancréatite aiguë ont été inclus. Les données analysées comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents, les étiologies, la sévérité selon la classification de Balthazar et l’évolution.
Résultats :
L’âge moyen des patients était de 52 ans, avec une nette prédominance féminine (28 femmes pour 4 hommes). Dix-sept patients étaient sans antécédents, tandis que 7 présentaient une hypertension artérielle, 4 un diabète et 4 des antécédents de cholécystectomie. La durée moyenne d’hospitalisation était de 7,5 jours.
L’étiologie biliaire dominait (23 cas), suivie des formes idiopathiques (4 cas), tumorales (2 cas), d’une hypertriglycéridémie (1 cas), d’une cause iatrogène post-CPRE (1 cas) et d’un cas associé à la fièvre dengue.
Selon la classification de Balthazar, 15 cas étaient classés A-B, 9 stade C intermédiaire et 8 formes sévères. L’évolution était favorable dans 24 cas. Des complications ont été observées, notamment 4 cas de surinfection de coulées de nécrose et 2 cas de vomissements incoercibles liés à une compression duodénale par des pseudokystes pancréatiques. Deux décès ont été déplorés.
Conclusion :
Dans notre contexte, la pancréatite aiguë est majoritairement d’origine biliaire, avec une évolution globalement favorable malgré la survenue de complications parfois sévères et d’une mortalité non négligeable
ABSTRACT NC 3 :
Titre : Efficacité et tolérance à long terme de l’inébilizumab dans la maladie associée aux IgG4 : résultats à 1 an de l’extension en ouvert de l’essai de phase 3 MITIGATE
Auteur(s) : V. Rebours¹, J.H. Stone², E.L. Culver³, A. Khosroshahi⁴, W. Zhang⁵, E. Della-Torre⁶, K. Okazaki⁷, Y. Tanaka⁸, M. Löhr⁹, N. Schleinitz¹⁰, L. Dong¹¹, H. Umehara¹², M. Lanzillotta⁶, Z.S. Wallace², M. Ebbo¹⁰, G.J. Webster¹³, F. Martinez Valle¹⁴, M. Nayar¹⁵, C.A. Perugino², R. Luo¹⁶, Q. Li¹⁶, S. Cheng¹⁶, D. Cimbora¹⁶
Présentateur : Vinciane Rebours¹
Email : vinciane.rebours@aphp.fr
Affiliation(s) : 1. Service de pancréatologie et d’oncologie digestive, Hôpital Beaujon, AP-HP, Clichy, Université Paris-Cité, France
- Service de rhumatologie, allergologie et immunologie, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston, États-Unis
- Unité de gastroentérologie et hépatologie translationnelle, John Radcliffe Hospital, Université d’Oxford, Oxford, Royaume-Uni
- Service de rhumatologie, Emory University School of Medicine, Atlanta, États-Unis
- Service de rhumatologie, Peking Union Medical College Hospital, Pékin, Chine
- Unité d’immunologie, rhumatologie, allergologie et maladies rares (UnIRAR), IRCCS San Raffaele, Milan, Italie
- Service de médecine interne, Kansai Medical University Kori Hospital, Osaka, Japon
- Département de thérapeutiques ciblées moléculaires, University of Occupational and Environmental Health, Kitakyushu, Japon
- Département des sciences cliniques, Karolinska Institutet, Stockholm, Suède
- Service de médecine interne, Hôpital de la Timone, AP-HM, Marseille, France
- Service de rhumatologie et d’immunologie, Tongji Hospital, Wuhan, Chine
- Hôpital municipal de Nagahama, Shiga, Japon
- Service de médecine pancréato-biliaire, University College London Hospitals, Londres, Royaume-Uni
- Service de médecine interne, Hôpital Vall d’Hebron, Barcelone, Espagne
- Unité hépato-pancréato-biliaire, Freeman Hospital, Newcastle upon Tyne, Royaume-Uni
- Amgen Inc., Thousand Oaks, Californie, États-Unis
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
La maladie associée aux IgG4 (MAG4) est une maladie fibro-inflammatoire systémique caractérisée par des poussées récidivantes responsables de lésions d’organes et d’une altération de la qualité de vie. L’inébilizumab (INEB), anticorps monoclonal anti-CD19 déplétant les cellules B, a démontré son efficacité dans l’étude MITIGATE (NCT04540497). Les patients ayant complété la phase contrôlée randomisée (RCP) pouvaient entrer dans une phase d’extension en ouvert (OLP) de 3 ans et recevoir INEB en traitement de maintenance tous les 6 mois. L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement prolongé chez les participants de l’OLP.
Méthodes
Dans l’OLP, tous les patients recevaient INEB au Jour 1, avec une seconde perfusion (INEB ou PBO) au Jour 15 selon leur assignation dans la RCP, puis tous les 6 mois. Les évaluations d’efficacité et de tolérance étaient réalisées trimestriellement la première année puis semestriellement. Les poussées étaient validées par un comité d’adjudication.
Résultats
107/135 (79,3%) patients ont intégré l’OLP : 51 (PBO/INEB) et 56 (INEB/INEB). Au moment de l’analyse, 92,5% avaient ≥1 an de suivi. Aucune poussée n’a été observée dans le groupe INEB/INEB et 3 dans le groupe PBO/INEB durant la première année. Les taux annualisés de poussées étaient faibles (0,0 vs 0,057). Une rémission complète sans glucocorticoïdes à 1 an a été obtenue chez 71,4% (INEB/INEB) et 41,2% (PBO/INEB). L’utilisation des glucocorticoïdes est restée faible. Les taux de lymphocytes B et d’IgG4 sont restés bas, soutenant l’efficacité. Les événements indésirables les plus fréquents étaient des infections COVID-19, respiratoires et grippe. Les événements graves sont survenus chez 21,4% (INEB/INEB) et 21,6% (PBO/INEB). Un décès non lié au traitement a été rapporté.
Conclusion
Les résultats de l’OLP de MITIGATE montrent une efficacité durable de l’INEB avec un profil de sécurité favorable, soutenant son utilisation prolongée dans la MAG4.
ABSTRACT NC 4 :
Titre : Évaluation des variations des immunoglobulines et du risque infectieux sous traitement prolongé par inébilizumab dans la maladie associée aux IgG4
Auteur(s) : V. Rebours¹, E. Della-Torre², J.H. Stone³, E.L. Culver⁴, A. Khosroshahi⁵, W. Zhang⁶, K. Okazaki⁷, Y. Tanaka⁸, M. Löhr⁹, N. Schleinitz¹⁰, L. Dong¹¹, H. Umehara¹², M. Lanzillotta², Z. S. Wallace³, M. Ebbo¹⁰, G.J. Webster¹³, F. Martinez Valle¹⁴, M. Nayar¹⁵, C.A. Perugino³, R. Luo¹⁶, M. Osman¹⁶, S. Cheng¹⁶, D. Cimbora¹⁶
- Service de pancréatologie et d’oncologie digestive, Hôpital Beaujon, AP-HP, Clichy, Université Paris-Cité, France
- Unité d’immunologie, rhumatologie, allergologie et maladies rares (UnIRAR), IRCCS San Raffaele, Milan, Italie
- Service de rhumatologie, allergologie et immunologie, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston, États-Unis
- Unité de gastroentérologie et hépatologie translationnelle, John Radcliffe Hospital, département de médecine Nuffield et NIHR BRC Oxford, Université d’Oxford, Oxford, Royaume-Uni
- Service de rhumatologie, Emory University School of Medicine, Atlanta, États-Unis
- Service de rhumatologie, Peking Union Medical College Hospital, Académie chinoise des sciences médicales, Centre national de recherche clinique des maladies dermatologiques et immunologiques, Pékin, Chine
- Service de médecine interne, Kansai Medical University Kori Hospital, Osaka, Japon
- Département de thérapeutiques ciblées moléculaires, University of Occupational and Environmental Health, Kitakyushu, Japon
- Département des sciences cliniques, intervention et technologie, Karolinska Institutet, Stockholm, Suède
- Service de médecine interne, Hôpital de la Timone, AP-HM, Aix-Marseille Université, Marseille, France
- Service de rhumatologie et d’immunologie, Tongji Hospital, Tongji Medical College, Huazhong University of Science and Technology, Wuhan, Chine
- Hôpital municipal de Nagahama, Shiga, Japon
- Service de médecine pancréato-biliaire, University College London Hospitals, Londres, Royaume-Uni
- Service de médecine interne, Hôpital Vall d’Hebron, Barcelone, Espagne
- Unité hépato-pancréato-biliaire, Freeman Hospital, Newcastle upon Tyne, Royaume-Uni
- Amgen Inc., Thousand Oaks, Californie, États-Unis
Présentateur : Vinciane Rebours
Email : vinciane.rebours@aphp.fr
Affiliation(s) : 1. Service de pancréatologie et d’oncologie digestive, Hôpital Beaujon, AP-HP, Université Paris-Cité, France 2–16. Collaboration multicentrique internationale (France, États-Unis, Royaume-Uni, Italie, Japon, Chine, Espagne, Suède) et Amgen Inc. USA
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Contexte
La maladie associée aux IgG4 (MAG4) est une maladie fibro-inflammatoire systémique caractérisée par des poussées récidivantes responsables de lésions d’organes. L’inébilizumab (INEB), anticorps monoclonal anti-CD19 déplétant les cellules B, a démontré son efficacité dans l’étude de phase III MITIGATE (NCT04540497). Les patients ayant complété la phase contrôlée randomisée (RCP) pouvaient entrer dans une extension en ouvert (OLP) de 3 ans et recevoir INEB en traitement de maintenance tous les 6 mois. L’objectif de cette analyse était de décrire l’évolution des immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) sous traitement prolongé et d’évaluer un possible risque infectieux.
Méthodes
Une analyse combinée des données RCP et OLP a été réalisée chez les patients ayant reçu ≥1 dose d’INEB (N=119) jusqu’à mai 2025. Le nombre médian de doses était de 6 avec une exposition médiane de 818 jours. Les analyses ont inclus : les concentrations d’Ig longitudinalement, l’association entre diminutions des Ig et survenue d’infections ou d’infections graves par régression logistique et l’incidence des infections selon la durée de traitement.
Résultats
Les concentrations d’IgG, IgA et IgM ont diminué progressivement et modérément. À 3 ans, les IgG étaient les moins affectées (–26 %) comparativement aux IgM et IgA (– 45 % et – 44 %).
Des taux d’IgG faibles (<700 mg/dL) ont été observés chez 23 % des patients, sans diminution sévère (<300 mg/dL), tandis que 36 % et 38 % présentaient respectivement des taux d’IgM faibles (≤30 mg/dL) ou des taux d’IgA faibles (<70 mg/dL).
Les diminutions des Ig n’étaient pas associées à une augmentation des infections ou des infections graves. L’incidence des infections n’augmentait pas avec la durée du traitement.
Conclusion
Le traitement prolongé par INEB est associé à des diminutions modérées des Ig, sans augmentation du risque infectieux, soutenant un profil de sécurité favorable à long terme.
ABSTRACT NC 5 :
Titre : Obexelimab, a B cell inhibitor, in IgG4-Related Disease: Results from the Phase 3 INDIGO Trial
Auteur(s) : Emanuel Della-Torre¹, Matthew C Baker², Wen Zhang³, Cory A. Perugino⁴, Guy Katz⁴, Yoshiya Tanaka⁵, Alexander Kleger⁷, Nicolas Schleinitz⁸, Fernando Martinez-Valle⁹, Hendrik Schulze-Koops¹⁰, Shingo Nakayamada⁵, Vinciane Rebours¹¹, Mollie Carruthers¹⁴, Luke Y.C. Chen ¹⁵, Luca Frulloni¹⁶, Mikael Ebbo⁸, Tobias Alexander²², John Stone⁴, Emma Culver²⁷
Présentateur : Schleinitz Nicolas
Email : Nicolas.SCHLEINITZ@ap-hm.fr
Affiliation(s) : Hôpital de La Timone, Internal Medicine Department, Marseille, France
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Background
IgG4-related disease (IgG4-RD) is a chronic, fibroinflammatory, multi-organ condition characterized by recurrent flares that cause organ damage. Glucocorticoids (GCs) control active disease but are associated with relapse and toxicity. Obexelimab is a bifunctional monoclonal antibody that inhibits B cell activation via co-engagement of CD19 and FcγRIIb.
Methods
INDIGO (NCT05662241) is a global, multicenter, randomized, double-blind, placebo-controlled Phase 3 trial in adults with active IgG4-RD. After a standardized GC regimen (20–60 mg/day prednisone equivalent) with 8-week taper, patients were randomized 1:1 to weekly subcutaneous obexelimab 250 mg or placebo for 52 weeks. A blinded adjudication committee (AC) confirmed classification and evaluated flares. The primary endpoint was time to first AC-confirmed flare requiring rescue therapy; secondary endpoints included investigator-determined flare timing, flare counts, complete remission rate, and cumulative GC rescue dose.
Results
194 patients were randomized (n=97 per arm) with balanced baseline characteristics. Obexelimab reduced flare risk by 56% versus placebo (HR 0.443; 95% CI 0.277–0.711; p=0.0005); 26.8% vs 54.6% experienced a primary endpoint event. All four secondary endpoints were met (p=0.0001, p=0.0008, p=0.0049, p=0.0042). Grade ≥3 adverse events were less frequent with obexelimab (11.3% vs 23.7%), as were serious adverse events (10.3% vs 18.6%). Infection rates were 53.6% vs 62.9%. No deaths occurred in the obexelimab group versus one (1.0%) in placebo.
Conclusion
In the largest randomized, placebo-controlled trial in IgG4-RD, obexelimab significantly reduced flares and improved complete remission while reducing GC rescue use, supporting B cell inhibition as an effective, well-tolerated therapy.
ABSTRACT NC 6 :
Titre : La cohorte française PRSS1 : histoire naturelle de la pancréatite héréditaire – Etude PARADISIO-1
Auteur(s) : Guillaume Cléry
Présentateur : Cléry Guillaume
Email : g.clery@live.fr
Affiliation(s) : Hôpital Beaujon, service de pancréatologie et d’oncologie digestive, Clichy, France
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Objectif
La pancréatite héréditaire liée à des variants pathogènes du gène PRSS1 est associée à une atteinte pancréatique précoce et à un risque accru l’adénocarcinome du pancréas (ADKP), mais les estimations actuelles reposent sur de petites cohortes historiques. Cette étude visait à réévaluer la pénétrance, l’évolution à long terme et le risque de ADKP dans une cohorte nationale génétiquement confirmée.
Méthodes
Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective nationale incluant tous les individus porteurs d’un variant pathogène PRSS1 diagnostiqués en France entre 1996 et 2025. Les données cliniques ont été recueillies via un réseau national coordonné de centres experts. Les incidences cumulées de l’insuffisance pancréatique exocrine (IPE), du diabète (DM) et du ADKP ont été estimées à l’aide de modèles à risques compétitifs. Les ratios d’incidence (SIR) et de mortalité (SMR) standardisés ont été calculés à partir des données nationales de référence.
Résultats
Parmi les 455 patients inclus (52,3 % de femmes), l’âge médian d’apparition des symptômes était de 12,5 ans. La pénétrance globale des mutations PRSS1 était de 77,6 %. Au cours du suivi, une IPE est survenue chez 37,6 % des patients et un diabète chez 21,5 %. 22 (4,8 %) patients ont développé un ADKP à un âge médian de 63,8 ans. Le SIR ajusté sur l’âge et le sexe pour l’ADKP était de 32,2 (IC 95 % : 19,4–50,3). Le diabète était indépendamment associé à un risque accru de ADKP (HR 6,8 ; IC 95 % : 2,1–21,2). La survie globale médiane était de 84,2 ans, mais la mortalité restait supérieure à celle de la population générale (SMR 3,2 ; IC 95 % : 2,4–4,3). Les variants p.R122H et p.N29I étaient associés à une expression plus précoce de la maladie et à un risque accru d’insuffisance pancréatique.
Conclusion
Après près de 30 ans de suivi, la pancréatite héréditaire liée à PRSS1 se caractérise par une forte pénétrance, une insuffisance pancréatique précoce et un risque nettement accru de ADKP, surtout après 60 ans, justifiant une surveillance à vie.
ABSTRACT NC 7 :
Titre : Comparaison des drainages endoscopique et radiologique pour collection symptomatique sur fistule pancréatique postopératoire (FPPO) après pancréatectomie gauche (PG)
Auteur(s) : Charlotte Rondé-Roupie1, Safi Dokmak1, Louis Romengas2, Béatrice Aussilhou1, Paul Rivallin3, Marco Dioguardi Burgio4, Louis de Mestier5, Vinciane Rebours5, Frédéric Prat3, Alain Sauvanet1
Présentateur : Rondé-Roupie Charlotte
Email : charlotte.ronde-roupie@hotmail.fr
Affiliation(s) : Services de Chirurgie HPB1, d’Endoscopie interventionelle3, de Radiologie4, et de Pancréatologie5, Hôpital Beaujon et URC HEGP2, APHP, Université Paris Cité.
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
Après PG, les collections symptomatiques sur FPPO sont fréquentes et causes de réhospitalisation. Leurs modalités de drainage sont discutées. Ce travail comparait drainage endoscopique et drainage radiologique en première intention.
Méthodes
Etude rétrospective 2012-2024 monocentrique incluant les PG (+/-splénectomie). Ont été exclues les PG avec geste digestif, vasculaire, ou anastomose pancréatique. Le critère principal était la durée d’hospitalisation totale (initiale+réadmission).
Résultats
Sur 607 patients, 124(20,4%) avaient une FPPO dont 94(15,5%) avec collection symptomatique. Parmi eux, 25 ont eu un drainage endoscopique (prothèse d’apposition=19, queue de cochon=6), 12 un drainage radiologique et 57 un autre traitement (médical exclusif=35, reperméabilisation trajet de drainage=15, chirurgie=4, sphinctérotomie=3).
Les groupes drainage endoscopique et radiologique étaient comparables, sauf pour la localisation de la collection sur la tranche (endoscopie=92% vs radiologie=50%, p=0,008).
La durée d’hospitalisation totale était plus courte après drainage endoscopique (19j vs 31j, p=0,023) sans décès à J90. Le drainage endoscopique était suivi d’un succès clinique plus fréquent (76% vs 50%, p=0,15) et le drainage radiologique d’un dysfonctionnement plus fréquent (17% vs 4%, p=0,2). Il y a eu 4 complications sévères: 3 dont 2 hémorragies après traitement endoscopique par prothèse d’apposition et une après drainage radiologique.
En univariée, la localisation sur la tranche et le drainage endoscopique étaient associés à une réduction de la durée d’hospitalisation totale (β−17 jours, IC95% [−29;−4,2], p=0,010 et β−13 jours, IC95% [−24; 1,6], p=0,026).
Conclusion
Après PG, le drainage endoscopique des collections symptomatiques sur FPPO en première intention raccourcit la durée d’hospitalisation et tend vers un meilleur succès clinique.
ABSTRACT NC 8 :
Titre : Fistule pancréatico-porte : résultats de la plus grande série mondiale
Auteur(s) : Estelle Bonpunt, Vinciane Rebours, Frédérique Maire, Louis De Mestier, Guillaume Clery, Thomas Hunaut, Lucie Laurent, Nelly Muller, Olivia Hentic, Anne Laure Vedie, Clémence Descourvières
Présentateur : Estelle Bonpunt
Email : estelle.bonpunt@hotmail.fr
Affiliation(s) : Pancreatologie et Oncologie Digestive, Hopital Beaujon, Clichy
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction:
La fistule pancréatico-porte (FPP) est une complication rare mais grave des pancréatites aigues. Seulement 74 cas ont été rapportés et repris dans une méta-analyse . Sa prise en charge n’est pas codifiée.
Objectif:
Évaluer l’efficacité du traitement médical combinant anticoagulation curative, analogues de la sandostatine et nutriton entérale exclusive.
Matériel et méthodes:
Étude rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge pour une FPP dans un contexte de pancréatite aigue, entre janvier 2017 et décembre 2025, à l’hôpital Beaujon. Analyse des données cliniques, biologiques et radiologiques.
Résultats:
25 patients ont été inclus (60 % d’hommes, âge médian 57 ans [47–66]), avec pour 68 % une intoxication éthylo-tabagique chronique, et pour 60 % une pancréatite chronique.
Le diagnostic reposait principalement sur le scanner (81 %). Le délai médian d’apparition de la FPP était de 22 jours. Une thrombose porte était diagnostiquée dans 80 % des cas.
Le traitement associait anticoagulation curative (92 %), octréotide (80 %) et nutrition entérale exclusive (80 %) et 72% ont eu cette combinaison. Une prise en charge endoscopique a été nécessaire dans 56 % des cas, avec 8 patients necessitant une prothèse pancréatique ou kystogastrostomie.
Une résolution radiologique était obtenue dans 81 % des cas, dans une durée médiane de 39 jours [25-81]. La mortalité était de 12 %.
Conclusion:
Cette étude est la plus grande série monocentrique de patients pris en charge pour une FPP, avec une mortalité de 12%. Cette stratégie de traitement médical combinée a permis une résolution de la FPP sans nécessité d’intervention endoscopique ou chirurgicale dans 40% des cas.
ABSTRACT NC 9 :
Titre : Qualité de vie dans la pancréatite héréditaire associée à PRSS1 : résultats de la plus grande étude nationale issue de la cohorte française PARADISIO-1
Auteur(s) : Guillaume Cléry
Présentateur : Cléry Guillaume
Email : g.clery@live.fr
Affiliation(s) : Hôpital Beaujon, service de pancréatologie et d’oncologie digestive, Clichy, France
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Méthodes
Cette étude transversale, menée à partir du registre national français PARADISIO-1, constitue à ce jour la plus grande étude évaluant la qualité de vie (QVL) chez des patients atteints de pancréatite héréditaire associée à PRSS1. Parmi 726 patients identifiés, 455 ont été inclus dans le registre et 250 ont complété les questionnaires EQ-5D-5L (indice EQ-5D et EQ-VAS). Des analyses en sous-groupes et des modèles de régression linéaire multivariée ont permis d’identifier les déterminants cliniques indépendamment associés à l’altération de la QVL. Les corrélations avec les scores de douleur COMPAT-SF et Izbicki ont été étudiées en analyses secondaires.
Résultats
L’indice EQ-5D moyen était de 0,893 ± 0,182 et l’EQ-VAS de 75,6 ± 18,7, révélant une hétérogénéité importante de la QVL. Une altération significative de l’indice EQ-5D était observée chez les patients présentant un diabète (0,862 vs 0,902 ; p=0,0028), une insuffisance pancréatique exocrine (0,870 vs 0,903 ; p=0,0028), des antécédents d’intervention chirurgicale (0,812 vs 0,899 ; p=0,038) ou endoscopique (0,833 vs 0,900 ; p=0,017). L’âge était associé à une diminution de la QVL, contrairement à la durée d’évolution de la maladie. Le score COMPAT-SF était modérément corrélé à l’indice EQ-5D (ρ=−0,308 ; p<0,001) et à l’EQ-VAS (ρ=−0,283 ; p<0,001) et restait indépendamment associé à leur diminution en analyse multivariée, contrairement au score d’Izbicki. Le diabète demeurait indépendamment associé à une baisse de l’EQ-VAS.
Conclusion
Cette étude nationale met en évidence une altération significative et hétérogène de la qualité de vie dans la pancréatite héréditaire liée à PRSS1, principalement associée au diabète, à l’insuffisance pancréatique et aux antécédents d’interventions pancréatiques. L’évaluation multidimensionnelle de la douleur par le COMPAT-SF apparaît associée de manière indépendante à l’altération de la QVL et pourrait contribuer à une meilleure caractérisation du retentissement global de la maladie.
ABSTRACT NC 10 :
Titre : Évaluation psychométrique de la version française du COMPAT-SF dans la cohorte nationale PARADISIO-1 de pancréatite héréditaire liée à PRSS1
Auteur(s) : Guillaume Cléry
Présentateur : Cléry Guillaume
Email : g.clery@live.fr
Affiliation(s) : Hôpital Beaujon, service de pancréatologie et d’oncologie digestive, Clichy, France
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Méthodes
La douleur dans la pancréatite chronique héréditaire liée à PRSS1 est précoce et multidimensionnelle, mais reste principalement évaluée par des scores de sévérité tels que le score d’Izbicki. Nous avons étudié les propriétés psychométriques de la version française du COMPAT-SF dans la cohorte nationale PARADISIO-1. Parmi 726 patients identifiés, 455 ont été inclus et 250 ont complété les questionnaires COMPAT-SF, Izbicki, EQ-5D-5L et SF-36. La validité convergente, la cohérence interne et la validité de construit ont été analysées.
Résultats
Des scores COMPAT-SF plus élevés étaient associés à une altération significative de la qualité de vie, avec des corrélations modérées avec l’indice EQ-5D (ρ = −0,31 ; p < 0,001) et l’EQ-VAS (ρ = −0,28 ; p < 0,001). Aucune corrélation significative n’était observée entre le COMPAT-SF et le score d’Izbicki (ρ = 0,06 ; p = 0,39), alors que ce dernier était corrélé au domaine « douleur » du SF-36 (ρ = −0,37 ; p < 0,001). Les corrélations entre COMPAT-SF et les domaines « douleur » (ρ = −0,13 ; p = 0,07) et « fonction physique » (ρ = −0,12 ; p = 0,09) du SF-36 n’étaient pas significatives. La cohérence interne du COMPAT-SF était modérée (α = 0,51). L’analyse factorielle confirmatoire ne retrouvait pas de structure multidimensionnelle latente unique (CFI = 0,69 ; RMSEA = 0,21).
Conclusion
Dans la pancréatite chronique héréditaire liée à PRSS1, le COMPAT-SF est associé à l’altération de la qualité de vie mais ne reproduit pas la structure multidimensionnelle décrite dans les cohortes de pancréatite chronique d’étiologies mixtes. Ces résultats suggèrent l’existence d’un phénotype douloureux spécifique à la pancréatite PRSS1 plutôt qu’un biais lié à la traduction, et indiquent que les modèles classiques d’évaluation multidimensionnelle de la douleur pourraient ne pas être directement transposables à cette population.
ABSTRACT NC 11 :
Titre : ÉTUDE OBSERVATIONNELLE DES PATIENTS TRAITÉS PAR PROTHESE HOT-AXIOS® EN CONDITIONS DE VIE REELLE – ETUDE REALAXIOS
Auteur(s) : THOBOIS M, CHEVAUX JB, SCHAEFER M, BARTHET M, Palazzo M, LAQUIERE A, CHOLET F, QUENEHERVE L, JEZEQUEL J, BRANCHE J, GERARD R, NAPOLEON B, FUMEX F, DONATELLI G, CHAPUT U, BENEZECH A, BELLON S, PRIVAT J, JACQUES J, LEGROS R, LEPETIT H, ALBOUYS J, LORENZO D, METZDORFF C, MOUTON E, VANBIERVLIET G
Présentateur : THOBOIS Maxime
Email : thobois.m@chu-nice.fr
Affiliation(s) : Endoscopie digestive, Centre Hospitalier Universitaire de Nice, Nice, France
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Introduction
Le drainage endoscopique des collections pancréatiques (collections aiguës nécrotiques – acute necrotic fluid collection (ANFC), pseudo-kystes (PK) et collections nécrotiques encapsulées (WON)) est une stratégie de référence lorsque celles-ci deviennent symptomatiques, notamment grâce aux prothèses d’apposition luminale. L’objectif de l’étude REALAXIOS était d’évaluer l’efficacité et la sécurité de la prothèse Hot-AXIOS® en conditions de vie réelle.
Méthodes
Il s’agit d’une étude observationnelle prospective multicentrique nationale, réalisée au sein de 16 centres d’endoscopie académiques ou privés, d’Avril 2021 à Novembre 2023. Les patients adultes nécessitant un drainage endoscopique de collections pancréatiques (ANFC, PK ou WON) étaient inclus de manière consécutive. Le critère de jugement principal était de déterminer le succès clinique à M3 et M6, défini par une réduction de la collection ≤ 3 cm associée à la résolution des symptômes ayant conduit au drainage de la collection. Les critères de jugement secondaires comprenaient l’évaluation du taux de complications, de récidive, de succès technique, l’évolution de la qualité de vie (EQ-5D-5L) et l’identification des facteurs prédictifs de succès clinique.
Résultats
Cent quatre quatre-vingt-huit patients furent inclus (55 femmes ; 57,0 15,1 ans). L’amendement des signes cliniques était observé chez 84,4% des patients à M1, 93,9% à M3 et 93,7% à M6. La taille moyenne des collections diminuait significativement passant de 124,2 +/- 52,5 mm à 21,8 +/- 28,9 mm (p<0,0001) avec une réduction ≥ 50% chez 90,2% des patients. Le succès clinique global était de 75,4%.
Des événements indésirables sont survenus chez 52,1% des patients, dont 30,9% graves, majoritairement non imputables ni à la procédure ni à la prothèse d’apposition luminale. Le taux de récidive était de 8,97%. La qualité de vie était significativement améliorée à M3 (p<0,0001) et M6 (p<0,0001). Le succès technique atteignait 99,5% pour la pose du stent et 100% pour son retrait. La prothèse Hot-AXIOS® était laissée en place en moyenne 26,3 +/- 20,5 jours.
Conclusion
L’étude en conditions de vie réelle montre que le drainage endoscopique des collections pancréatiques, quelle que soit leur nature, par prothèse d’apposition luminale de type Hot-AXIOS® est associé à une efficacité clinique et technique élevée, avec une amélioration significative des symptômes et de la qualité de vie, ainsi qu’un profil de tolérance satisfaisant.
Étude enregistrée dans la base de données internationale clinicaltrials.gov sous le numéro NCT04782414 – promotion Centre Hospitalo-Universitaire de Nice.
ABSTRACT NC 12 :
Titre : Long term evolution of type 2 autoimmune pancreatitis, evidence from a large french cohort.
Auteur(s) : C. Descourvières (1) ; F. Maire (1) ; S. Salmeron (1) ; F.I. Habib (1) ; L. Laurent (1) ; N. Muller (1) ; O. Hentic (1) ; AL Vedie (1) ; V. Rebours (1)
Présentateur : C. Descourvières
Email : clemence.descourvieres@aphp.fr
Affiliation(s) : Pancreatologie et Oncologie Digestive, Hopital Beaujon, Clichy
Type : Clinique
Catégorie : Non-cancer
Contenu de l’abstract :
Background:
Type 2 Autoimmune pancreatitis (AIP) is a rare immune-mediated inflammatory disease of the pancreas, and is strongly associated with inflammatory bowel disease (IBD), particularly ulcerative colitis (UC). Real-world data on AIP remain scarce.
Aim:
We aimed to describe the clinical, biological, and radiological features and outcomes of a large single-centre type 2 AIP cohort.
Methods:
Retrospective single-centre study including all adults diagnosed with type 2 AIP between 1999 and 2025. Diagnosis followed the International Consensus Diagnostic Criteria (ICDC). Data was extracted on demographics, clinical presentation, biological and imaging findings, treatment, and follow-up.
Results:
Ninety-four patients were included (50% male). The median age at diagnosis was 31 years [ 24–40], reflecting a strikingly young population. IBD was present in 56% of patients (n=50/89), with UC accounting for 78% of IBD cases. Serum IgG4 was elevated at diagnosis in 17% of tested patients (n=14/82). The leading mode of presentation was acute pancreatitis (71%), followed by obstructive jaundice (13%) and incidental imaging finding (7%). Exocrine pancreatic insufficiency was documented in 21% and diabetes in 9%. Histological confirmation was obtained in 27%. Corticosteroids were prescribed in 48% of patients. The overall relapse rate was 12% (n=10/82), occurring at a median of 13 months [10–19] after treatment initiation.
Conclusion:
This cohort highlights two defining features of real-world type 2 AIP: diagnosis at a young age and a very strong association with IBD, predominantly UC. Despite its rarity, type 2 AIP carries a favorable prognosis under appropriate management, with a low relapse rate.